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ORGANISATION DES ELECTIONS : Si Aly Ngouille Ndiaye est dessaisi, quel organisateur alors ?

Une partie de l’opposition ne cesse de réclamer la démission de Aly Ngouille Ndiaye du Ministère de l’Intérieur ou à défaut son désistement pour l’organisation et la supervision de la présidentielle de 2019 pour soupçon de partialité manifeste au profit du candidat Macky Sall.

 

Il faut rappeler que certains propos tenus par le Ministre, dans un passé récent, dans le cadre de son appartenance à l’Apr et de défense des intérêts de son leader, ne paraissaient pas bien à propos pour quelqu’un chargé de diriger le Ministère de l’Intérieur, pivot essentiel de l’Administration des collectivités locales et territoriales.

Cela a donc conduit certains opposants frileux, maladivement soupçonneux ou plutôt convaincus de leur absence totale d’atouts et de chance pour remporter le scrutin du 24 février prochain à s’arc-bouter sur cette querelle politicienne.

Dans toutes les grandes démocraties apaisées, il ne se pose jamais la question de savoir si un homme politique perd de sa neutralité et s’assoie sur les règles démocratiques et républicaines pour tenter de détourner la sincérité d’un scrutin.

Tout au plus, un homme politique, ayant le sens de l’Etat et de la République, tente de maîtriser au mieux la carte électorale afin de bien y scruter les forces et les faiblesses de son parti.
La diabolique introduction du parrainage citoyen octroie cette même opportunité à tous les candidats et partis participant à un scrutin. A la seule condition qu’ils sachent bien lire les enseignements tirés de cette collecte de signatures et de s’en servir comme révélateur des forces et faiblesses de tous les acteurs politiques astreints à la même obligation.

Lors de la survenue de l’alternance en 2000, le Général Lamine Cissé, nommé par Abdou Diouf, était à la fois lié par des liens de parenté et a partagé de longues années d’étude avec l’ancien patron du PS.

En 2007, le Président Macky Sall était à la fois Premier ministre, Directeur de campagne de Me Abdoulaye Wade et ancien Ministre de l’Intérieur. La seconde alternance de 2012 a été obtenue pendant que Me Ousmane Ngom dirigeait le Ministère de l’Intérieur et que Cheikh Gueye, le Ministre délégué chargé des élections travaillait sous les ordres de ce dernier à la tête de la DGE avant de continuer comme Ministre délégué toujours sous la tutelle de ce responsable du PDS.

En France, Michel Poniatowski, véritable homme de confiance du Président Giscard D’Estaing, dirigeait les manettes à la place Beauvau (Ministère Français de l’Intérieur) en 81 et cela n’a pas empêché Mitterrand et la Gauche d’arriver au pouvoir.

Nicolas Sarkozy a été à cette même place Beauvau jusqu’en janvier 2007 avant de céder la place à François Baroin pour participer aux élections présidentielles en mai et de les remporter.
En 2012, Claude Guéant, le Ministre de l’Intérieur, nommé par le Président Nicolas Sarkozy, a organisé des élections où François Hollande a finalement gagné contre Sarkozy.

Comparaison n’est pas raison, mais les usages de la République veulent que servir l’Etat passe avant le service du parti.

Ensuite à cinq mois des élections, si le Ministre de l’Intérieur n’est plus l’organisateur des élections quelle va être la nouvelle structure en charge de celles-ci ?

Aucune administration de l’Etat n’a ni la culture, ni l’expérience pour l’organisation d’une élection. Faudra-t-il, donc, mettre en place une nouvelle structure ? Celle-ci aura besoin de prendre ses marques, d’affirmer son identité et son autorité.

Et pour cela, il lui faudra d’abord s’entendre sur sa composition, sa hiérarchie et ensuite définir une administration fonctionnelle pour l’exécution de sa tâche. Et donc, forcément le calendrier électoral actuel devrait en pâtir. Cela qui nous conduirait à une période de transition avec toutes les conséquences que cela entrainerait car la fin officielle du mandat du Président actuel arrive à terme en avril 2019.

Cette demande, donc, paraît bien saugrenue ou elle serait un traquenard politiquement agité pour contester les résultats officiels et instaurait ainsi un contentieux post-électoral !

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