Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

A quelques mois des présidentielles : Tension sur le front social

L’année électorale est toujours favorable aux mouvements de grève et de revendications sociales. Profiter de la réceptivité du président sortant en quête d’un autre mandat pour obtenir des augmentations de salaire ou autres droits, est une tradition bien établie.

 

Le Sénégal ne fait pas exception à la règle.

A tout Seigneur, tout Honneur. Dés la rentrée scolaire, les enseignants ont menacé de perturber l’année scolaire, le gouvernement n’ayant pas respecté les accords signés avec les syndicats le 30 Avril 2018 : « Si le gouvernement néglige le processus de matérialisation des accords dans un contexte électoral, jusqu’à ce que la partie syndicale se lève à travers des mots d’ordre, il ne faudra pas qu’on nous dise que nous sommes manipulés par l’opposition » , menace Saourou Séne, Secrétaire Général du SAEMS.

« Nous avons un préavis en cours. Il va expirer le 31 décembre 2018. Mieux, nous sommes dans une posture de lutte », renchérit Oumarou Waly Zoumarou, coordonnateur Inter-Cadre des syndicats d’enseignants.

La pomme de discorde semble surtout porter sur la revalorisation de l’indemnité de logement des enseignants.

Pourtant le gouvernement est catégorique : « Contrairement à certaines informations véhiculées, la revalorisation de ladite indemnité a été bien effective à la fin du mois d’ octobre 2018 pour tous les enseignants, tous corps confondus. », selon un communiqué de la direction des soldes qui dépend du ministère de l’économie et des finances.

L’État n’a fait que retirer d’une main, ce qu’il a donné de l’autre, fulminent les enseignants : « Le paiement des rappels a été effectué, même si à ce niveau, les coupures d’impôts très élevées ont été notées. Nous exigeons une révision du système d’imposition des rappels », s’étrangle Abdourahmane Gueye, Secrétaire Général de l’ UDEN.

« La surimposition des salaires est injuste, il va falloir apporter des correctifs », tacle Saourou Séne du SAEMS.

Les enseignants ne sont pas les seuls à élever la voix, les professionnels de la santé aussi se font menaçants.
Leurs revendications tournent surtout autour des primes de risque et des indemnités.

Leurs primes sont de loin en deçà de celles perçues par les inspecteurs des Impôts et des Douanes, estiment-ils.
Certes, rétorque l’État, mais, les inspecteurs des Douanes et des Impôts font rentrer des centaines de milliards dans les caisses de l’État.

Qui plus est, il s’agit de les mettre à l’abri de la tentation et de la corruption.

Les professionnels de la santé rappellent qu’ils n’ont pas d’horaires et sont sollicités à tout moment et courent des risques énormes liés à l’exercice de la médecine et la proximité avec les malades.

Or, ils ne perçoivent pas des primes et des indemnités à la hauteur de ces risques.

Serigne Mbacké Ndiaye

Partager

Une pensée sur “A quelques mois des présidentielles : Tension sur le front social

  • 11 novembre 2018 à 7 h 30 min
    Permalink

    You really make it appear so easy with your presentation but I find this topic to be actually something which I feel I might by no means understand. It sort of feels too complicated and extremely huge for me. I am taking a look forward in your subsequent submit, I will try to get the hang of it!

Commentaires fermés.