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L’opposition béninoise dénonce une traque de ses leaders

A quelques mois des élections législatives de mars 2019, les forces politiques de l’opposition dénoncent un « acharnement politique contre les opposants ».

 

Faire des succès démocratiques qu’a connus le Bénin une rampe de développement socio-économique, c’est l’ambition du président Patrice Talon. Un souhait qu’il a d’ailleurs réitéré lors du dernier sommet du G20 à Berlin en Allemagne. « Mon gouvernement depuis bientôt trois ans a mis en œuvre des réformes majeures qui concourent à faire du Bénin l’un des espaces les plus favorables à l’investissement privé étranger « . Mais lesdites réformes continuent de susciter la controverse.

Pour les forces politiques de l’opposition, ces ambitions du président béninois contrastent avec les réalités socio-politiques actuelles du pays. Et elles l’ont manifesté le samedi 3 novembre lors d’un meeting à Cotonou : « Est-ce qu’on va laisser certaines personnes diviser le pays ? Non !… Est-ce qu’on va laisser certaines personnes ramasser toutes les richesses du pays ? Non !… Est-ce qu’on va laisser certaines personnes chasser les opérateurs économiques ? Non ! ». 

Réunies au sein de la Coalition pour la défense de la démocratie, ces forces politiques de l’opposition dénoncent une politique d’exclusion du régime. L’union sociale libérale est membre de la coalition, c’est le parti de Sébastien Ajavon récemment condamné à 20 ans de prison par la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, en exil comme d’autres opposants.

« L’opposition craint tout simplement qu’à travers ces lois-là le pouvoir en place ne fasse perdurer sa gouvernance, l’opposition craint qu’avec la nouvelle charte des partis politiques qu’on complique la situation aux acteurs politiques, qu’on exclut de la politique certaines franges de la société, l’opposition craint qu’avec le nouveau code électoral qu’on mette des dispositions qui excluent encore une fois certains de la participation à la gestion publique ; l’opposition craint qu’avec le nouveau code pénal voté dans des conditions aussi obscures qu’on empêche toutes les libertés consacrées par notre constitution… « , explique Donklam Aballo, l’un des porte-paroles de l’opposition. Celui-ci estime que les lois votées sous la rupture nourrissent les craintes de l’opposition.

Pour sa part, l’ancien président Nicéphore Soglo appelle à une décrispation de l’atmosphère politique de plus en plus tendue. « Ce qui crée des problèmes dans tous les pays c’est l’absence de participation citoyenne active dans la prise de décision ; parce que j’ai connu les raisons qui ont amené la guerre civile au Libéria, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire, c’est l’exclusion. Là, je crois que nous entrons dans un cycle dont personne ne connait les conséquences », prévient-il.
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