Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Abbas Jaber ne fera jamais siffler le train

« J’ai pensé qu’il valait mieux, nous quitter sans un adieu, mais je sens que maintenant tout est fini. Et j’entends siffler le train, et j’entends siffler le train, j’entendrai siffler ce train, toute ma vie », chante Richard Anthony.

 

Et Il a bien de la chance, d’entendre siffler son train, car ceux qui en attendaient autant de celui Dakar-Bamako, ont fini par rallier la gare routière des Baux Maraichers pour prendre les bus Nour Transport ou Gana Voyage.

« L’état du Sénégal réclame à l’ancien repreneur de Transrail Abass Jaber 45 milliards de franc CFA. Et le contentieux est actuellement entre les mains de l’agent judiciaire de l’état. Il a des dettes à court terme évaluées à plus de 15 milliards francs CFA, mais les dettes à long terme sont évaluées à plus de 30 milliards F CFA. Donc tout cela va dans le passif de la société Transrail. L ‘ état est obligé de reprendre parce que c’est lui qui avait donné la garantie. On paie mais on va poursuivre Jaber pour le remboursement de ces sommes.» Ainsi parle Abdou Ndéné Sall, ministre en charge du développement du réseau ferroviaire sur la radio RFM.

L’affaire Abbas Jaber est à inscrire dans la longue liste des avatars du règne du président Abdoulaye Wade où le népotisme et le clientélisme faisaient florès.
« J’ai crée beaucoup de milliardaires», se vanta t-il.

Ce qu’il a oublié d’ajouter, c’est que ce fut souvent au détriment des citoyens et au mépris total de l’Ethique et de la Bonne Gouvernance.

Abass Jaber d’origine Libano Syrienne est né à Thiés et faisait partie du cercle d’amis de Karim Wade.

Homme d’affaires installé en Côte d’Ivoire, il était spécialisé dans le Trading. Il se verra pourtant confié la reprise de la SONACOS, grâce à sa proximité avec la famille présidentielle.

Il devait redémarrer les unités d’Huilerie de Dakar, Kaolack, Diourbel et Ziguinchor, être le premier acheteur de la production arachidière du Sénégal et diversifier l’offre des produits (Savon, vinaigre, javel…).

Seulement, nous l’avons dit, Abass Jaber est juste un commerçant qui fait de l’importation et non un Industriel. Il ne connaît rien aux industries.
Sa nature finit donc par prendre le dessus. Au lieu de produire, il voulut vendre le foncier.

Monsieur Abdoulaye Diop, alors ministre de l’économie et des finances s’y oppose, car ce n’était pas les termes du contrat.

Au lieu de tirer les leçons de ce mauvais choix en lui retirant le marché, Abdoulaye Wade lui confia en sus de la SONACOS, devenue entretemps SUNEOR, la reprise du trafic Dakar- Bamako (Les Chemins de Fer de Thiés qui deviennent Transrail en 2010).

Là aussi, il s’intéressera plus au foncier qu’à faire redémarrer le train.
Arrivé au pouvoir, le président Macky Sall résilie le contrat qui le liait à Transrail.

Aujourd’hui, le patron du Groupe Advens, Abass Jaber attend donc d’être dédommagé et dément toute réclamation financière de la part de l’état : «Le Groupe Advens dément formellement l’information selon laquelle l’état du Sénégal réclamerait la somme de 45 milliards francs CFA à Abbas Jaber. Aucune réclamation n’a été faite à Transrail, encore moins au groupe Advens et à Abbas Jaber. Il s’agit d’une information dénuée de tout fondement. Tout porte à croire qu’elle émane de personnes mal intentionnées, dont l’attitude frise l’irresponsabilité».

Abbas Jaber qui s’est opportunément rapproché de la famille Sall à la chute de celle des Wade. Il est actuellement très proche de Aliou Sall, frère du président Macky Sall et serait l’un des plus grands donateurs de la Fondation Servir le Sénégal de la Première Dame.

D’ailleurs, il aura beaucoup contribué à mouiller son ancien ami Karim Wade en aidant les juges de la Cour de Répression de l’ Enrichissement Illicite, la CREI.

Le Falcon 50, communément appelé le jet privé de Karim Wade, c’est encore lui.
Sauver les huileries du Sénégal et ressusciter le train Dakar- Bamako, deux projets majeurs qui auraient soulagé les populations en sauvant ou en créant des milliers d’emplois et boosté notre économie, mais qui ont fini par sombrer dans le bourbier nauséeux de la Mal Gouvernance et du Népotisme.

Serigne Mbacké Ndiaye

Partager

Une pensée sur “Abbas Jaber ne fera jamais siffler le train

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *