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Afrique : 3 raisons pour refuser la bancarisation

Avec un taux de bancarisation qui frôle les 20%, le continent africain est globalement le moins bancarisé au monde. Ces « banques du 21ème siècle »peuvent-elles réellement bouleverser la donne ? Sont-elles toujours profitables aux consommateurs africains et quels sont les pièges à éviter ?

 

Si l’émergence d’un secteur bancaire porteur peut à terme accompagner le développement d’une nation, plusieurs éléments tendent cependant à démontrer qu’il ne sera pas aisé pour les populations d’en profiter pleinement car les Etats sont sommés de respecter leurs engagements auprès des bailleurs de fonds internationaux…

1• Les banques prêtent difficilement

La tendance est unanime partout sur le continent, les institutions bancaires sont encore peu enclines à accorder des prêts bancaires. « Dans certains Etats du monde il y a un système d’assurance-chômage qui permet à un salarié licencié de percevoir des allocations.

Dans la plupart des pays africains, il n’y a rien de tout cela. Les travailleurs africains peuvent ne plus subitement percevoir le moindre fonds» , explique Alexandre Maymat à la tête du département Afrique au sein de la banque française, Société Générale. Mais le secteur bancaire a plus d’un atout dans sa manche pour expliquer l’intransigeance des banques sur l’octroi de prêts bancaires.

« Il n’existe pas assez de moyens pour assurer la traçabilité des clients. Parfois, on ne sait pas s’il y a eu des incidences pour retard de paiements sur les échéances concernant certains clients. On n’a pas de visibilité» , regrette Alexandre Maymat.

En clair : vous pouvez y déposer des fonds dont la gestion vous sera facturée par votre banque sans que celle-ci toutefois n’accepte de vous accompagner pour le financement de vos projets.

2• Faut-il mieux opter pour un microcrédit ?

Au début des années 2000, le continent a fait un saut technologique. En 2008, Safaricom lançait M-Pesa, un service de mobile-money.

Ces concepteurs kenyans ne savaient pas la portée de leur invention et son impact sur tout le continent. En actionnant sur une touche de téléphone, on peut envoyer de l’argent via internet depuis son téléphone portable.

En conséquence : une véritable frénésie liée au téléphone portable a envahi le continent. Selon le cabinet d’étude Deloitte, près de 350 millions de cartes sim sont en état d’activation sur tout le continent avec un taux de pénétrabilité des réseaux internet qui a fortement progressé ces dernières années.

Ainsi, les plateformes de microcrédit ont pu surfer sur cette vague. Au Ghana, depuis un simple téléphone portable : vous pouvez remplir votre demande de dossier de microcrédit ( un prêt dont les taux d’intérêts sont faibles) pour les besoins quotidiens comme celui du logement.

3• Méfiance :Le mobile-money se transforme-t-il en « banque-mobile » prometteuse pour les créanciers internationaux ?

Les Etats africains doivent leur croissance économique à :
– la jeunesse de leur population (20 ans de moyenne d’âge selon l’ONU)
– l’innovation de sa population et l’injection massive de capitaux pour le financement d’infrastructures. Ce dernier élément a été rendu possible en raison de l’annulation partielle de la dette des Etats conjuguée à l’arrivée de nouveaux capitaux en provenance de Chine, de Russie ou des Etats-Unis.

Ainsi, les Etats ont pu emprunter sur les marchés. Selon certaines estimations, le poids de la dette des Etats d’Afrique de l’Est envers la Chine s’élève à près de 30 milliards de dollars ces 10 dernières années. En conséquence, les Etats sont pressés de rembourser les créanciers par des mécanismes d’imposition. C’est dans cet esprit que le Gabon a indiqué qu’il réfléchissait à l’instauration d’une taxe de 10% prélevée sur chaque transfert de fonds. D’autres Etats sont ciblés à l’instar de la République du Congo placé sous surveillance du FMI (dette évaluée à 120% du PIB).

Le Fonds monétaire internationale refusant de financer les projets gouvernementaux sans contreparties, incluant la mise en place de réformes structurelles. Rudy Casbi

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Une pensée sur “Afrique : 3 raisons pour refuser la bancarisation

  • 11 novembre 2018 à 8 h 56 min
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