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Falcon Carlos : A la rencontre du King of Kuduro

Il a longtemps crapahuté sur les sentes incertaines du Rap, avant de se rappeler que quand on ne sait plus où on va, il vaut mieux retourner d’ où l’on vient. Ce Sénégalais bon teint, mais d’origine Cap Verdienne, a donc naturellement retrouvé ses racines Insulaires et surtout leur foisonnante richesse musicale d’où il a extirpé une des pépites, pour en être le chantre au Sénégal, son pays d’accueil : Le Kuduro. Une musique dansante, engageante et festive comme seules les Iles (Martinique, Guadeloupe, Cap-Vert..) ont le secret.

C’est donc avec un immense plaisir que nous l’avons accueilli sur NH. News.

Nhnews : Bonjour Falcon Carlos, et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Falcon Carlos : C’est plutôt à moi de vous remercier

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mon nom de scène est Falcon Carlos. Je fais de la musique depuis plus de 15 ans. Et ma spécialité est le Kuduro, même s’il m’arrive de jouer d’autres genres musicaux du Cap-Vert tels le Taracha, le Kizomba et le Funana.

Je vous ai personnellement connu comme Rappeur. Aujourd’hui, vous faites du Kuduro. Pourquoi ce changement de registre ?

Dans la vie, il faut toujours démarrer par quelque chose. C’est vrai que j’ai débuté ma carrière musicale par le Rap. A un moment donné, j’ai compris que ce n’était pas le bon chemin,car je n’y étais pas à l’aise. Non seulement le milieu était saturé, mais il n’offrait pas beaucoup de perspectives sur le plan international.

Vous avez eu l’idée d’allez puiser dans votre culture d’origine.

 Absolument, je suis retourné à mes racines. Vous savez que le Cap- Vert est un pays très riche sur le plan musical.

C’est vrai, même si au Sénégal, on connait plutôt la Morna avec Césaria Evora, on peut citer d’autres genres musicaux : la Coladeira, la Tabanca, le Cola, la Mazurka, le Lundum…

La culture Cap- Verdienne offre un éventail musical extrêmement large. C’est une véritable mosaïque. C’est pourquoi je me suis dis, pourquoi m’enfermer dans le ghetto du Rap, alors que j’ai un tel trésor à ma disposition ?

Qui plus est, il n’y a pas au Sénégal beaucoup de musiciens Cap- Verdiens.

Effectivement, à part Philip Monteiro qui fait du Cabo et Collette.

Il y a longtemps que vous faites de la musique Cap- Verdienne ?

Un peu plus de cinq ans.

Avec la dictature du Mbalax qui a tendance à phagocyter tous les autres genres, arrivez-vous à vous imposer sur la scène musicale Sénégalaise ?

Les Sénégalais avaient déjà l’habitude d’écouter et de danser le Kuduro. Donc, ils le connaissent bien, mais je suis le premier à le jouer. J’en suis donc le précurseur. C’ est pourquoi, ils m’appellent le King du Kuduro. Le Kuduro m’a offert beaucoup plus d’opportunités que le Rap. J’ai joué dans beaucoup de Boites de Nuit, je suis souvent invité à l’occasion de cérémonies et j’anime pas mal de spectacles. Je peux donc raisonnablement dire que je m’impose.

Il vous fait vivre ?

Pour le moment, non. Je ne peux pas dire que je vis de ma musique. Nous savons tous qu’au Sénégal, l’art ne nourrit pas son homme. Je suis payé au gré des spectacles et des prestations. Et ce n’est pas tous les jours qu’on en gagne.

Vous avez un CD sur le marché ?

Pour le moment, non. Néanmoins, j’ai 8 singles et deux clips disponibles sur YouTube.

Pourquoi votre musique n’est pas encore sur le marché ?

Je rencontre les mêmes difficultés que pratiquement tous les nouveaux talents. Je suis à la recherche d’un producteur, de sponsors ou à la limite, de partenaires qui acceptent de m’accompagner. J’ai un répertoire très riche, un orchestre et des musiciens de talent et un ménager. Autrement dit, le plus dur est fait, il me reste juste un producteur ou des sponsors pour pouvoir exploiter de façon optimale ma musique.

Vous savez certainement que Césaria Evora a connu le succès très tardivement, la cinquantaine passée. Et comme vous, elle se débrouillait dans les boites de nuit. Vous avez donc là un bel exemple à suivre.

Absolument, Césaria Evora est une référence pour moi. Et comme elle, j’espère connaitre un succès à la mesure de ma patience et de mon talent.

Et nous serons là pour le fêter avec vous. Encore une fois, merci pour votre disponibilité.

Merci de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur Nhnews et j’incite les internautes à visiter en masse votre plateforme de même que mes collègues musiciens et acteurs culturels à se rapprocher de vous pour avoir un espace d’expression. Propos recueillis par Serigne Mbacké Ndiaye

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Une pensée sur “Falcon Carlos : A la rencontre du King of Kuduro

  • 19 novembre 2018 à 5 h 01 min
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