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FINANCES PUBLIQUES A LA PEINE : Les bailleurs haussent le ton, mais satisfaits du Sénégal

La hausse du prix du baril du pétrole sur le marché international a porté un sérieux coup aux prévisions de dépenses de l’Etat en ce second semestre de l’année. C’est l’explication fournie par le Ministre Amadou Ba, en charge de l’Economie, des Finances et du Plan.

 

Il soutient que le Trésor Public a dû dépenser, jusqu’à présent, soixante-dix milliards d’imprévus pour permettre à la Sénélec d’assurer l’approvisionnement régulier et sans rupture de ses centrales pour la production et la fourniture d’énergie pour le secteur économique et les ménages.

Il certifie même que ce renchérissement du prix du baril aurait dû avoir un impact très fort sur le coup des produits dérivés comme l’essence ou le gasoil les majorant de près de cent dix francs par litre sur le tarif actuel.

Pourtant la tendance actuelle est à la baisse sur les prix du baril. Car si les prix sont montés jusqu’à quatre vingt dollars, ils sont actuellement aux alentours de cinquante-huit dollars le prix du baril. Les explications du Ministre tendent à accréditer que ces augmentations sur le plan international ainsi que la bonne tenue du dollar face à l’euro aurait pu entraîner des conséquences en chaînes et en séries sur le tarif du transport et des produits de première nécessité et donc, du coût de la vie au Sénégal.

Il rappelle que le Président Macky Sall n’a pas voulu que l’Etat fasse donc jouer la vérité des prix, contrairement au Président français Emmanuel Macron avec ce renchérissement du prix du baril du fait que l’année 2018 a été déclarée année sociale par lui-même.

Cette posture du gouvernement ne peut donc laisser insensible la programmation de l’ordre des priorités des dépenses du Trésor Public. Il occulte, ainsi, le fait que la structure des prix sur les produits énergétiques d’origine fossile comme le pétrole, l’essence et le gaz sont l’une des principales pompes à finance du Trésor Public. Car les ¾ du prix de vente du pétrole et du gasoil sont des taxes allant directement dans les caisses du Trésor Public.

Le Ministre Amadou Ba rappelle, d’ailleurs, que malgré le déséquilibre, les aides budgétaires que reçoit le Sénégal de la part de ses partenaires internationaux sont aussi une source d’atténuation des tensions budgétaires que traversent les Finances Publiques.

Sans oublier que, tout récemment, le Millénium Challenge Corporation, MCC des USA qui agit par le canal du MCA Sénégal vient de mettre à la disposition de notre pays plus de trois cent milliards de francs CFA pour la poursuite de son programme de réalisation d’infrastructures et la participation du Président Macky Sall au Forum sur l’Investissement de la BAD tenu à Johannesburg en Afrique du Sud a permis de mobiliser plus de trois mille milliards d’intentions d’investissements pour les prochaines années au Sénégal.

Et d’autres partenaires comme la France, l’Allemagne, le Japon ainsi que la Banque Mondiale et le FMI, malgré les cris d’orfraies que poussent certains d’entre eux sur la bonne tenue des Finances Publiques, n’envisagent pas de fermer le robinet financier contre le Sénégal.

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