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Le bloc note de Abdou GNINGUE : Quête de victimisation!

Le moment fatidique approche. Il faut déposer ses listes de parrains pour être candidat auprès du Conseil Constitutionnel pour validation ou rejet. C’est l’heure de vérité qui va sonner. Je vois le coeur de certains battre la chamade. Ils sont incertains d’avoir le nombre requis pour passer haut la main.

Le leader du Grand Parti, Malick Gackou a lui préféré mettre la charrue avant les bœufs.
En effet, il a été le premier parmi les candidats à la candidature à déposer la caution de 30 millions de nos maigres francs CFA qui doit accompagner tout candidat officialisé par le juge des élections, le Conseil Constitutionnel. C’est très intelligent de la part du sieur Gackou. Si demain ce Conseil Constitutionnel invalide la candidature du leader du Grand Parti pour des motifs bien valables comme le manque du nombre de parrains inscrits sur les listes électorales, ce sera la victimisation en marche. Il va crier sur tous les toits et dire que pourtant j’ai été le premier candidat à avoir déposé ma caution et déclaré le nombre de parrains obtenus.

Il ajoutera, j’ai été le premier à exhiber mon casier judiciaire vierge et mon quitus délivré par le trésor public comme quoi je ne dois rien à la République.

Et voilà, la victimisation est lancée parce que Macky Sall ne veut pas de moi, pourrait nous dire M. Gackou. Mais il ne suffit pas de prendre le départ le premier il faut partir en même temps que tous vos concurrents.

Tout le reste n’est qu’un subterfuge pour faire croire qu’on s’acharne sur ta personne pour t’empêcher de t’installer au Palais présidentiel. C’est peine perdue, ce petit manège ne passera pas.!

Le Ministre de l’Interieur Aly Ngouille Ndiaye a accédé à la requête des partis légalement constitués pour consulter le fichier électoral. Par contre il a rejeté la demande du Front pour la régularité des élections qui est une entité informelle.

Voilà que tout est bien qui finit bien. Ainsi dans une République bien normée il suffit de faire les démarches nécessaires pour obtenir ce que le Droit vous octroie. Il ne faut jamais défier les lois et règlements en vigueur surtout si on aspire à diriger ce pays. On n’a pas besoin de jouer au héros devant les forces de l’ordre chargées de faire régner l’ordre public, pour que force reste à la loi.

N’est ce pas DIOP Decroix qui dit être prêt à refaire la même chose et à subir les mêmes brutalités humiliantes devant toutes les caméras du monde. L’effet recherché est simple. Il faut faire croire à la face du monde que le Senegal est une dictature. Pourtant DIOP Decroix était ministre dans le gouvernement de Abdoulaye WADE dont un de ses ministres, Ousmane NGOM alors Chargé de l’intérieur, interdisait avec son Arrêté de manifester dans ce périmètre de Dakar Plateau où sont localisées certaines institutions de la République. On n’a jamais vu Decroix protester contre cet arrêté qui, hier était applicable ( Ya Bon être Ministre ) mais aujourd’hui on n’est pas au gouvernement mais dans la galère de l’opposition, l’Arrêté Ousmane Ngom n’est plus d’actualité. N’est ce pas Maitre Amadou Sall (ancien Ministre de la justice)
Maitre Madicke Niang, ancien Ministre de la justice lui aussi.

Ces deux avocats du Parti Démocratique Sénégalais tous anciens ministres de la justice, sont les plus farouches…avocats pour la suppression de l’Arrêté de leur ancien collègue, considéré à l’époque comme le meilleur Ministre de l’Interieur de Abdoulaye WADE. Ils se disaient certainement à l’époque que cet arrêté permettait de calmer les ardeurs de ces farouches opposants( Moustapha NIASSE, Ousmane Tanor Dieng, Macky SALL, Abdoulaye Bathily, Amath Dansokho, Idrissa Seck, Ibrahima FALL, Cheikh Bamba Dieye etc…) qui empêchaient de dormir du sommeil du juste pour les Ministres de la République. YA Bon Gouvernement!!

Maitre Mame Adama Gueye a repris son bâton de pèlerin pour rencontrer un à un les candidats à là candidature de la présidentielle de Février 2019. Mais au fait qui a investi l’ancien bâtonnier des avocats dans sa mission de vouloir surveiller la clarté du scrutin.
Personne sinon son désir de pouvoir au cas où quelqu’un parmi ces candidats déclarés
pourrait être l’heureux élu et le gratifierait d’un strapontin. Mais Maitre Gueye qui est en guerre ouverte avec le pouvoir, a ouvert un autre front du côté des journalistes. En effet, il déclare : »pour la première fois, depuis l’indépendance du Senegal, nous avons à la tête de la Rts, du Soleil, de l’APS ,de la Maison de la Presse et du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuelle des membres de la direction du parti au pouvoir. » Fin de citation. Maitre vous avez tout faux. Le premier PDG du quotidien Le Soleil, monsieur Bara Diouf(paix à son âme ) siégeait au bureau politique de l’UPS devenu PS
sous le President Senghor puis Abdou Diouf.

Mieux, il a été même député du Parti Socialiste. Pour la Rts, Marcel Ndione membre des jeunesses socialistes a été nommé Directeur Général de la RTS. Pour ce qui est de l’Aps, Feu Cire Thiam membre du Comité Central de l’UPS a été Directeur de cet organe d’Etat.

Donc Maitre je ne sais pas si vous n’étiez pas au Senegal pendant le règne de Senghor et Diouf mais vous avez donné des Fake News, comme dirait Donald Trump. Tout ceci entre dans le cadre de la désinformation que Maitre a entrepris depuis que le parrainage lui a barré la route vers la présidentielle de Février 2019! Comme la nature a horreur du vide, il faut bien s’occuper !

Le Parti Démocratique Sénégalais nous promet toujours l’enfer au cas où son candidat non inscrit sur les listes électorales, Karim Meissa WADE, pour ne pas le nommer, n’est pas autorisé à se présenter à la présidentielle. Les menaces fusent de partout. Mais l’Etat qui a la force légale est averti.

Les Sénégalais veulent exercer leur droit de choisir leur Président de la République dans la paix et sans violence. Les forces de défense et de sécurité sont interpellées par les citoyens.

Les hommes politiques doivent cesser de s’attaquer injustement aux journalistes. S’ils n’ont pas de programmes à proposer aux Sénégalais, ils doivent savoir que ces journalistes sont des sentinelles vigilantes qui veillent au grain pour informer juste et vrai les citoyens.

Pourtant, on a remarqué que ces mêmes hommes politiques se disent alliés naturels de la presse quand ils sont à l’opposition mais une fois au pouvoir les journalistes incarnent le diable s’ils ne parviennent pas à les embrigader.

Tout le monde sait que c’est ces hommes politiques qui ont changé de posture et non les journalistes. Ces derniers sont toujours sur leur observatoire, les yeux largement ouverts pour que rien ne leur échappe pour le bénéfice exclusif des citoyens qui veulent savoir et tout savoir!

Tant pis pour les caméléons qui aujourd’hui sont marrons, hier ils étaient bleus et avant hier….verts. Suivez mon regard et ne souriez pas!

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

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