Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

L’OPA de Macky Sall sur les Chefs religieux divise les confréries

La célébration du Gamou 2018 a permis à Macky Sall, le candidat déclaré à sa succession, de revêtir les habits de Chef d’Etat pour compléter sa tournée des cités religieuses.

 

De Tivaouane à Kaolack, en passant par Ndiassane, après Touba lors du Magal, il a insisté sur ses ambitions de faire de toutes ces cités religieuses, des villes modernes afin de leur permettre de remplir au mieux, leur fonction de lieu de pèlerinage et d’accueil.

Les arrières pensées du Président révèlent sa volonté d’obtenir le soutien des Chefs et guides religieux à son action, mais aussi celui implicite, à sa candidature pour un second mandat.

A Tivaouane, Serigne Mbaye Sy Mansour, le Khalife en exercice, dans un grand écart, a clamé sa neutralité politique tout en réaffirmant son amitié et son estime à l’endroit du Président Sall.

Il a tenu à clarifier sa position, car au sein de la famille Tidianya, de nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer certains propos tenus par le marabout et des membres de son entourage lors de la visite précédente du Président Sall.

Serigne Moustapha Sy, le guide Moustarchines et leader de leur parti le PUR, bien que neveu du Khalife Serigne Mbaye Sy Mansour, a révélé que leur parti va investir son propre candidat à la Présidentielle de février prochain.

A Kaolack, par contre, l’actuel Khalife Général de Niassènes n’a pas mis les gants et n’a pas fait dans le clair obscur. Tout de go, il a clamé haut et fort leur soutien total au candidat Macky Sall, même si, comme à Tivaouane et à Touba, des voix dissidentes dans la famille des Niassènes réclament une neutralité afin de laisser la liberté de choix à leurs disciples.

Mais le but du jeu est atteint pour Macky Sall : obtenir la bienveillance des chefferies religieuses, car cela vaut son pesant d’or sur le plan de la légitimité même si électoralement, cela n’a plus son poids d’antan.

Le candidat Abdou Diouf a appris cela à ses dépens en l’an 2000, tout comme Me Abdoulaye Wade en 2012.
Le Ndigueul électeur n’a plus de saison au Sénégal.

Partager