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Procès en cassation de Khalifa Sall : Le mano à mano avec Macky Sall se poursuit

La coalition Taxawu Sénégal, du maire de Dakar Khalifa Sall, condamné en première instance et en appel à cinq ans de prison est montée au créneau pour dénoncer l’imminence de son procès en cassation qui devrait avoir lieu début décembre :

« Jamais dans l’histoire de notre pays, la cour suprême, n’aura examiné un pourvoi en cassation moins d’un mois après le dépôt des mémoires et autres répliques des parties. Au surplus, rien ne justifie que ce dossier soit singulièrement extirpé pour être vidé avant les centaines de dossiers en attente, souvent depuis des années, devant la cour. »

Ainsi peut-on lire dans le communiqué que les soutiens du maire ont fait parvenir à la presse.

Une posture qui peut paraitre paradoxale de prime abord.

Pendant que des milliers de détenus s’arrachent les cheveux pour être jugés séance tenante, que huit d’entre eux menacent de se suicider à la prison de Thiès, s’ils ne font pas face au juge le plus rapidement possible, les avocats et proches de Khalifa Sall, estiment eux que c’est trop tôt pour l’ouverture du procès de leur client ou mentor.

Que Khalifa Sall peut encore rester en prison, rien n’est pressé.

Pourquoi ce dilettantisme ?

S’ils sont si sûrs de son innocence, pourquoi ne pas vider le contentieux dés maintenant ? Que chacun sache à quoi s’en tenir.

Sauf que les dépôts de candidature pour les élections présidentielles du 24 février 2019 débutent le 11 décembre et se terminent le 26 du même mois.

Si les craintes des soutiens du maire de Dakar se confirment, la cour de cassation aura battu un record, parce que les délais d’attente pour une cassation tournent autour de 6 mois, voire beaucoup plus.

En vidant le procès de Khalifa Sall avant la date de clôture des dépôts de candidature, l’affaire sera recouverte de l’autorité de la chose jugée.

Autrement dit, sa condamnation sera définitive et il sera de droit, rayé des listes électorales, voire perdre ses droits civiques.

Et puisque le code électoral estime que pour être éligible, il faut d’abord être électeur, Khalifa Sall ne pourra participer aux présidentielles.
« Considérant que la justice est et doit rester la gardienne des droits et libertés, nous interpelons l’union des magistrats du Sénégal et à travers elle tous les magistrats, et les appelons à refuser que les juges de la cour suprême exercent leur office, dans le but manifeste d’aider Macky Sall à éliminer un adversaire politique.

«En tout état de cause, nous n’accepterons jamais que l’agenda judiciaire soit calqué sur le calendrier électoral et que le procès devant la cour suprême, soit transformé en tour éliminatoire de l’élection présidentielle du 24 février 2019. »

Conclut Taxawu Sénégal.

Serigne Mbacké Ndiaye

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