Afrique

DEVOIR DE MÉMOIRE : LE SACRIFICE DES ANCIENS 

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Tout africain doit avoir à coeur le fait de lutter pour une émancipation complète du continent. C’est la seule manière  d’honorer la mémoire de nos ancètres et de ne pas la  trahir. Le chemin le plus court pour accéder à cet idéal est l’émancipation de nos pensées.

 De nature, l’Homme est libre. Enchainez-le, battez-le, faites tout ce que vous voulez, mais vous ne  pourrez pas emprisonner son esprit. Tant qu’il n’aura pas perdu sa culture, ses valeurs, il lui suffira de recouvrer sa liberté pour rebondir. Par contre, un Homme à qui on a appris à penser selon les besoins des anglais, des français, des portugais ou espagnols est perdu à jamais. C’est cela l’acculturation. Ce contre quoi tout noir digne de ce nom doit lutter.

 Il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures. Les exemples à suivre sont là: Cheikh Anta Diop, Patrice Lumumba, Thomas Sankara. Moi je m’abreuve surtout à la source de Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Thierno Birahim Mbacké, Cheikh Moussa Ka, Seydina Limamoulaye, Mame El Hadji Malick, Cheikh Ibrahima Niasse.  Tous ces érudits  qui se sont donnés corps et âme pour que nous ne nous trompons pas de combat. 

 Voltaire, Molière entre autres ne m’inspirent guère confiance. Certes, ils avaient le verbe, mais leur morale laissait à désirer. J’ai le même sentiment vis à vis des écrivains des temps modernes  qui prennent exemple sur ces mondains.  Nos ennemis d’hier sont ceux d’aujourd’hui. Il nous font toujours la guerre. C’est juste leur manière de procéder qui a changé. Par contre, l’objectif est le même. 

Après l’esclavage, il y a eu la naissance du colonialisme. Puis, ils  nous ont inondés de films et documentaires pour raconter l’histoire des vainqueurs. Beaucoup de jeunes y ont perdu leur âme. Demain ce sera quoi. 

Il est temps pour l’Afrique de prendre son destin en main. Il y aura bien sûr des traitres à la cause. Ils préfèreront toujours s’enrichir au détriment du grand nombre. Mais, rien ne résiste à un peuple uni, conscient des vrais enjeux. 

C’est étant uni que nous sommes forts. Tels des fatalistes, il ne faut pas attendre que les erreurs du passé se reproduisent pour venir jouer aux sapeurs pompiers. La Côte d’Ivoire, par exemple, 
 a besoin de nous.  Sinon, elle va encore basculer dans la violence parce que son président utilise actuellement la justice de son pays comme son bras armé pour écarter un candidat à la présidentielle. La RD  Congo a  besoin qu’on lui rappelle le sacrifice Lumumba. Chers burkinabés, le sacrifice  de Thomas Sankara ne doit pas être vain. 

Le Nigéria, première puissance économique du continent, est là pour nous inspirer; de même que le Ghana et tous les pays qui ont une souveraineté monétaire. Le Sénégal doit se bouger de même que l’Afrique du sud. Mandéla est entré dans l’histoire par la grande porte. Il en est sorti par la petite. Car malgré son accession au pouvoir, 80% des terres sud africaines se trouvaient encore  entre les mains des blancs parce qu’il a voulu être bon. La conséquence est qu’il a été injuste envers ses frères. 

Omar Ndiaye 

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