Covid

LE FAIT DU JOUR – Respirateurs artificiels, masques, gel hydro-alcoolique… : Quand la pandémie prouve que le génie est universel

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« La nécessité est la mère de l’invention », « la souffrance stimule la créativité » … Les apophtegmes qui vantent l’ingéniosité de « l’Homme en Situation » foisonnent. Même si on en était conscient bien avant la pandémie, le coronavirus a mis à nu le désert sanitaire du continent Africain.

Tout ce qui est indispensable au personnel soignant pour faire face à l’afflux des malades fait cruellement défaut : appareils de test, respirateurs pour les cas graves admis en réanimation, lits, blouses adéquates et masques pour se protéger… Dans les structures sanitaires, le personnel médical est dans un dénouement total. Le Covid 19 a permis de mieux saisir le désarroi dans lequel sont unis depuis des décennies les malades et ceux qui sont censés les soigner en Afrique.

La jonction entre le malade et le médecin ne permet pas en Afrique de faire disparaître le mal, car le troisième élément (le matériel médical ou les médicaments) est inexistant. Du matériel médical et des médicaments qu’on attend de l’extérieur sous forme de dons ou qu’on achète avec parcimonie car nos maigres ressources ne nous permettent pas d’être à la hauteur, en termes de prise en charge et d’offres de soin.

Notre système sanitaire (à l’image de notre économie, alimentation, éducation, sécurité) dépend totalement des puissances étrangères.
Même pour identifier les cas positifs, nous devons avoir recours à l’ Institut Pasteur.

La pandémie du Covid 19 a pourtant permis un déclic : Plutôt que d’être d’éternels consommateurs, nous pouvons être producteurs pour satisfaire nos propres besoins.

Nous pouvons créer les instruments dont nous avons besoin, à moindre coût, plus facilement et mieux adaptés à notre mode de vie. La dignité et la fierté en plus.

L’ingéniosité Sénégalaise aura en effet été à l’honneur pendant cette pandémie de coronavirus. Un dispositif de confection de masque respectant les normes de sécurité a notamment été inventé par le chercheur-inventeur Sanoussi Diakité. Une invention qui pourrait permettre de se passer d’importations de masques Chinois qui nous couterait des dizaines de millions d’euros.

A l’école polytechnique de Thiès des chercheurs ont mis au point un prototype de respirateur artificiel qui exploité, permettrait de combler le gap abyssal qu’il y a entre la demande et l’offre des services de réanimation.
« Je pense aux tailleurs qui confectionnent des masques, nos étudiants, enseignants et chercheurs qui fabriquent des gels hydro alcooliques, qui inventent des robots et des machines à laver des mains. ( …) Toutes ces compétences et ces savoir-faire locaux nous parlent » a reconnu le président Macky Sall dans son discours à la nation du 11 mai dernier.

Encore faudrait-il les entendre et surtout les accompagner afin que « ces compétences et ces savoir-faire locaux » survivent à la pandémie du Covid 19 et servent à rehausser le plateau technique de nos hôpitaux.

Serigne Mbacké Ndiaye

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