LE FAIT DU JOUR – Présidentielles en Afrique de l’Ouest : Le Deuxième Tour est-il devenu synonyme de Honte pour les présidents sortants ?

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Au Burkina Faso Roch Marc Kaboré est donc passé au premier tour avec un score de 57,87% des suffrages ce mercredi 25 novembre 2020. Au Sénégal son homologue Macky Sall avait engrangé 58% lors des présidentielles de février 2019.
Au Togo Faure Gnassingbé avait fait mieux le 22 février 2020 avec 70% des suffrages.

En Guinée Alpha Condé réussit un coup Ko avec 59,49% le 18 octobre 2020. En Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara vogue sur une crête de 94,90% le 3 novembre 2020.

Léonid Brejnev, Andrei Gromyko, Nikita Khrouchtchev et Staline avaient d’ailleurs été aperçus dans les rues d’ Abidjan faisant la fête avec entre les mains, des photos du leader du Rassemblement des Houphouëtistes pour le Développement et la Paix, le Rhdp.
Passer dés le premier tour avec des scores fleuve semble devenir la mode en Afrique de l’Ouest.

Des plébiscites obtenus grâce à l’emprisonnement ou le musellement des adversaires (Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée) ou l’instrumentalisation de l’appareil d’état (Togo, Burkina Faso).

Longtemps considéré comme un creuset de démocratie par sa stabilité politique et les alternances qui rythment sa vie politique, l’Afrique de l’Ouest assiste à la résurgence de ses vieux démons : répression des manifestations, embastillement des opposants, musellement des activistes, autoritarisme et une volonté de s’éterniser au pouvoir par des révisions constitutionnelles qui rabattent les cartes et remettent le président dans un jeu électoral d’où il est désormais légalement exclu.

Des dérives qui chauffent à blanc le climat social dans une sous région déjà fort éprouvée par les difficultés économiques et la crise sécuritaire née de la poussée Djihadiste.

Serigne Mbacké Ndiaye

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