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Inquietudes, les investisseurs tournent le dos au Sénégal

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Le Chef de l’État a décidé de se tourner ces dernières années vers les créanciers membres du Club de Paris pour avoir les financements nécessaires à ses projets de développement. Ce n’est pas fortuit.

En effet, dans son dernier rapport sur la dette internationale, la Banque Mondiale met en exergue le fait que les engagements de créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris au profit du Sénégal, entre autres, n’ont cessé de baisser ces dernières années. 

Le rapport de la Banque Mondiale sur les statistiques de la dette internationale  met  en évidence un ralentissement des prêts alloués par les créanciers non membres du Club de Paris  à des pays comme le Sénégal. La part de leurs nouveaux engagements  bilatéraux  a reculé à 17 % (une évolution qui confirme une tendance à la baisse depuis 2010, où elle ressortait à 43 %). Ce qui ne présage rien de bon.

En effet, au  moment où les autres bailleurs tournent le dos au Sénégal, la part des créanciers bilatéraux du Club de Paris est restée stable, à 12 %.

Les données révèlent aussi un tassement des nouveaux emprunts qui souligne l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la viabilité de la dette de certains pays pouvant bénéficier des financements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres (les « pays exclusivement IDA »).

Sur le terrain, ces statistiques se traduisent par un retard ou un arrêt des chantiers de l’État. C’est le cas du TER notamment qui a pourtant été inauguré le 14 avril dernier alors que les travaux sont loin d’être terminés. En outre, il faut noter que les décisions du club de Paris sont conditionnées à l’acceptation par les pays débiteurs des programmes d’ajustement structurel du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. 

Ce n’est pas donc fortuit si le FMI a recommandé à l’État du Sénégal de poursuivre sa politique de rationalisation des dépenses publiques et de réduction du train de vie de l’État. C’est la condition sine-qua-non pour que la dette de notre pays soit allégée.

En effet, Le club de Paris est un groupe informel de créanciers publics dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés.  Il est notamment piloté par le directeur de la direction générale du trésor du ministère de l’Économie et des Finances français. 

Omar Ndiaye

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