Karim Wade : L’interminable errance judiciaire

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Entre victoires de prestige et échecs cinglants,  l’odyssée judiciaire de Karim Wade se poursuit, sans que l’on sache quand et comment elle prendra fin.

Dernier rebondissement  d’une très longue et fastidieuse  bataille juridique, il a  été débouté ce lundi 4 mars 2019  par la Cour de Justice de la CDEAO sur son recours portant invalidation de son rejet des listes électorales  par le conseil constitutionnel.

Un rejet qui lui avait  valu de ne pas avoir participé aux présidentielles.

«  Bien qu’ayant été saisie dés le mois de septembre 2018 par une procédure d’urgence, la Cour n’a pas statué avant le premier tour de l’élection, ce qui prive de tout objet, l’arrêt qu’elle vient de rendre.  Cet arrêt est d’ailleurs en contradiction flagrante avec les décisions de justice internationale qui ont déjà condamné les atteintes portées aux droits fondamentaux de Karim Wade par l’état du Sénégal, » s’insurgent les avocats du fils d’Abdoulaye Wade.

«  La décision a été rendue après les élections, ce qui la prive de tout intérêt. Ce que nous cherchions, c’était une décision pour obtenir l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales et qu’on lui délivre une carte d’électeur, » dixit Me Clédor Ciré Ly.

Qu’à cela ne tienne, la lutte continue. Les avocats entendent saisir le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU. 

«  Le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a pour mission de contrôler  et de veiller au respect, à l’application du Pacte  par les états  et par tous ceux qui utilisent ces instruments internationaux, » selon l’avocat.

Sauf que ce Comité a déjà été saisi sur le cas  Karim  Wade, et que les décisions qu’il avait rendues  le 24 novembre 2018, à savoir une révision de son procès dans un délai de 6 mois, avaient été jetées  aux orties par le pouvoir de Macky Sall. 

On s’interroge  donc sur l’utilité d’une seconde saisine. 

Serigne Mbacké Ndiaye

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