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Kigali et Dakar : Le rêve et le cauchemar

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S’il y a quelque chose de symbolique entre l’avenir mirobolant que nous fait miroiter Macky Sall avec son Plan Sénégal Emergent et le hideux présent qui s’impose à notre regard , c’est certainement le cadre de vie à Dakar.

Entre des bidonvilles lépreux qui émergent tels des furoncles putrescents (Cité Bissap, Cité Imbécile…), et qui abritent toute la racaille d’un univers lucifuge qui se lève quand le soleil se couche et se couche quand le soleil se lève, car menant la vie à l’envers et transformant celle des honnêtes citoyens en enfer, les montagnes de détritus miasmatiques qui s’amoncellent dans les rues faute d’un service de ramassage d’ordures digne d’une capitale, un parc automobile qui se limite à des amas de ferrailles tordues qui se disputent avec la gent animale des routes essaimées de nids de poule sous le regard torve de policiers plus intéressés à compter le nombre de pièces ou de billets de 500f extorqués que par le respect du code de la route, des autorités démissionnaires qui regardent s’ériger des marchés anarchiques qui flambent tels des pétards à la nuit de la Saint Sylvestre, on est en droit de douter de la capacité du président de la république de nous offrir autre chose que ce qu’il met sous nos yeux depuis 2012, et bien avant, puisqu’il est largement comptable du bilan de Abdoulaye Wade.

Transformer Dakar, pour en faire une capitale moderne, accueillante et écologique est pourtant à hauteur d’homme.

A condition d’avoir de la vision.
En effet, pas loin de chez nous, un chef d’état a réussi à transformer son enfer en paradis : Paul Kagamé.

Son nom faisait remonter à la surface de mauvais souvenirs, l’un des pires génocides des temps modernes, le massacre en 1994 de 800 000 hommes, femmes et enfants d’ethnie Tutsi pour l’écrasante majorité.

Kigali, la ville aux milles collines, capitale du Rwanda, est devenu aujourd’hui, la ville la plus propre d’Afrique selon l’Onu, et la troisième ville la plus verte au monde. L’ordre et la propreté y offrent un cadre de vie idyllique, l’éclairage et un service de sécurité efficient en font une ville sure qui abrite plus de 40 congrès internationaux par an et attire des milliers de touristes avec un taux de croissance de 8%.

Serigne Mbacké Ndiaye