La Déclaration universelle des droits de l’homme a célébrée ses 70 ans dans la morosité.

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Esclavage moderne, tortures, discours haineux envers les réfugiés : les droits de l’homme de plus en plus bafoués dans le monde.

La Déclaration universelle des droits de l’homme a éte adoptée le 10 décembre 1948. Elle n’est certes pas un engagement contraignant, mais pratiquement aucun pays ne conteste son utilité, du moins sur le plan officiel. L’ancien Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme en est convaincu. Pour Zeid Ra’ad Al Hussein, de nombreuses personnes à travers le monde ont pu jouir de leur liberté et d’un traitement équitable grâce à la résolution 217 de l’ONU encore appelée « Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Mais l’ONU reconnaît aussi que cette résolution souffre régulièrement de violations. L’esclavage moderne, la torture ou encore les atteintes aux droits des réfugiés en sont les principales formes.

S’agissant d’abord de l’esclavage moderne, plus de 40 millions de personnes en sont victimes, d’après la fondation australienne Walk Free.

La Corée du Nord, l’Erythrée et le Burundi, mais aussi l’Allemagne et la Grande-Bretagne, font partie des pays où peu d’efforts sont faits pour arrêter cette pratique qui se manifeste généralement par la prostitution et le travail forcé, mais aussi par l’importation de biens produits par des esclaves.

La bonne nouvelle reste cependant, que l’esclavage moderne est en recul dans le monde. Selon Beate Andrees de l’Organisation internationale du travail, « si la volonté politique que l’on remarque actuellement est maintenue, nous aurons d’ici à 2030, une réduction notable de l’esclavage moderne. Cela veut dire qu’il faut cette volonté politique et c’est justement cela la grande question. »

La Déclaration universelle des droits de l’homme proscrit aussi la torture comme les châtiments divers, l’électrocution ou l’isolation – des sévices qui sont pourtant toujours pratiqués dans de nombreux pays, même avec la caution des Etats. Des pays comme la Turquie et l’Egypte sont particulièrement visés.

« Depuis l’arrivée au pouvoir en Egypte d‘al-Sisi en 2013, il y a une montée exponentielle du nombre des arrestations et de celui des détenus politiques », explique Maria Scharlau de l’ONG Amnesty International.

D’après elle, « même avant ça, la torture était un réel problème et le comité de l’ONU contre la torture parlait d’une pratique devenue systématique. »

Enfin, les experts s’alarment des discours politiques haineux envers les réfugiés dans le monde, particulièrement aux Etats-Unis.

En revanche des pays comme l’Ouganda, le Rwanda, l’Ethiopie ou le Honduras sont cités en modèles en matière d’accueil des réfugiés.

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