La drôle de campagne électorale du candidat-président

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  • Le Président Macky Sall inaugure l’autoroute Ila Touba.
  • Le Président Macky Sall ratifie les accords de coopération entre le Sénégal et la Mauritanie portant sur les accords de pêche et sur les accords pour l’exploitation du pétrole et du gaz off shore dans la zone frontalière entre les deux pays.
  • Le Chef de l’Etat pose la première pierre de l’aéroport Bango de Saint-Louis.
  • Le Chef de l’Etat inaugure le mur du Ranch de Doli à Louga.
  • Et le candidat à la présidentielle Macky Sall pense, ainsi, marquer des points et rendre encore plus consistant le bilan qu’il va présenter aux élections en février prochain.

Comme un métronome, cela fait plus d’un trimestre que le Président Macky Sall, à travers des tournées économiques, pose des premières pierres par ci et par là, lance des chantiers à gauche et à droite et coupe des rubans d’inauguration du Sud au Nord, d’Est en Ouest tandis que l’opposition s’arcboute sur le fichier électoral, sur le parrainage citoyen et la dénonciation des juridictions Sénégalaises.

Deux démarches différentes, mais deux stratégies révélatrices d’un véritable tropisme politique sénégalais.

Dans le camp de la majorité présidentielle, on croit fermement qu’en brandissant un bilan, on peut, ainsi, se doter de la meilleure des postures électorales.

Du côté de l’opposition, l’on semble penser que le style et la manière que Me Abdoulaye Wade a utilisés contre Abdou Diouf et le PS entre 1981 et 2000 est la plus payante. Celle consistant à attaquer frontalement, à dénoncer l’impartialité de l’Administration et la Justice en oubliant que la personnalité de l’avocat qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012 a été pour beaucoup dans le succès et la réussite de sa stratégie.

Macky Sall et ses partisans devraient, aussi, se rappeler que contrairement à 2007, lors de la présidentielle de 2012, le candidat-président Abdoulaye Wade s’était présenté devant les électeurs avec un bilan conséquent.
Le cas Karim et le spectre de la dévolution monarchique du pouvoir ont fait la différence.

Le candidat-président Macky Sall aura, lui aussi, un bilan très lustré et présentable, mais avec le cas Aliou Sall dans l’inventaire.

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