LA FAYDOU TIJANNIYYA DE BAYE, UN ESPACE PROPICE DANS LA RÉSOLUTION DES CONFLITS ET DE LA PAUVRETÉ EN AFRIQUE

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Baye la solution incontournable !

La notion de Faydou renvoie à une effusion fulgurante, à une accélération par rapport au flux habituel. Ce terme désigne conventionnellement dans la terminologie soufie le summum de la faveur divine qui ouvre la porte du bonheur éternel à celui qui s’est élevé à la station de la perfection ou de la vertu (Al-Ihsâne).

Les confréries du Sénégal, fer de lance dans le règlement définitif de la crise identitaire de la Houma islamique. Mawlana Ibrahim Niass Baye continuateur de la Faydou Tijaniyya, contrôle la conscience morale et spirituelle de 350 millions de fidèles éparpillés un peu partout à travers les cinq (5) continents. Des fidèles soudanais, Djiboutiens, américains, haïtiens, comoriens, indonésiens, chinois, européens, afghans, pakistanais, entre autres…  Tous, entièrement acquis à ses enseignements et sa doctrine.

Dans la sous-région, le Nigéria reste indubitablement le véritable grenier avec des fidèles dont le nombre avoisinerait plus de 80 millions. Des 54 pays d’Afrique, 35 d’Amérique, 47 d’Asie, 45 d’Europe, 16 d’Océanie, en plus du Kosovo, de la République Arabe Sahraouie démocratique, de Taiwan, de l’Abkhazie, de l’Ossétie du Sud, de la République Turque de Chypre du Nord et de l’Azad Cachemire, Baye les aura quasiment sillonnés en prêchant la bonne cause, la bonne parole divine, prophétique et la faydou tijaniyya.

À la vitesse de l’éclair, la lumière de Baye et de sa Faydou finiront par fendre puis atteindre des centaines de millions d’âmes en les façonnant jusqu’à les avoir convertis à l’Islam d’abord avant de leur confier le wird de la tijanniya.

LA FAYDOU DE BAYE NIASS, LA SOLUTION À LA FRATERNITÉ HUMAINE MONDIALE

La dimension internationale de Baye est indéniablement justifiée à travers les nombreuses missions qu’il aura accomplies à partir de Taïba en passant par la Mauritanie et la Gambie. Son séjour dans ces deux pays voisins aura été déterminant dans l’internationalisation de la Faydou Tijaniyya dont il était le détenteur incontesté. En effet, c’est à partir de ces deux pays que la mission va prendre une certaine envergure internationale d’une rapidité et d’une efficacité déconcertante et inénarrable.

La  Grande Bretagne et la Malaisie seront des étapes importantes pour Baye. Mais le véritable déclic serait venu suite à sa rencontre à la Mecque avec le roi de Kanu (Nigéria) en 1937. Baye avait 37 ans. En 1945, il ira au Nigéria sur invitation de celui-ci qui avait déjà signé son acte d’allégeance avec Baye dès leur première rencontre aux lieux saints. Le livre de Baye, intitulé « l’Afrique aux africains » est un manifeste, un plaidoyer sous forme d’appel à l’unité africaine.

Son appel va inspirer d’ailleurs plus tard les dirigeants africains à créer en 1963, pour la première fois, l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), l’ancêtre de l’Union Africaine (UA), avec Diallo Telly de la Guinée comme premier secrétaire général de la nouvelle Institution basée en Ethiopie. L’intégration des peuples musulmans aura toujours été sa politique.

Baye aura été une véritable courroie de transmission entre les peuples des cinq (5) continents. Ce qu’il aura réussi de fort belle manière. Les relations entre les pays du Sahel, du  Maghreb et du Golfe vont voir le jour. C’est depuis Karachi  au Pakistan qu’il aura réussi à renouer les relations entre l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Son statut de membre fondateur de la ligue islamique mondiale, du Congrès islamique mondial et membre de l’académie des universités égyptiennes lui permettait de détenir une telle aura.

Dans la sous-région, il facilitera les rapports entre le Ghana de N’Krumah et ses pairs Tombalbaye du Tchad, Sékou Touré de Guinée. Ses relations avec les différents dirigeants du monde, d’abord en Afrique avec N’Krumah du Ghana, Sékou Touré de la Guinée, Tombalbaye du tchad. Dans les pays arabes avec le roi Hassan2 du Maroc, Nasser d’Egypte, wahabites, sunnites, salafistes, shi’ites et les dirigeants de la Palestine se l’arrachaient tellement ses discours, d’une originalité arabophone qui forçait le respect, collaient parfaitement aux aspirations du monde islamique autour de l’entité fédératrice dénommée l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI).

En Asie, la Chine de Mao Tsé Tung avec sa rencontre mémorable avec Shuen Lai sur invitation des musulmans dudit pays. The reversal role ou rôle inversé est le terme approprié que les américains utiliseront pour qualifier Baye dans la mesure où les arabes viennent maintenant se recueillir chez un noir africain. Un paradoxe selon eux.

Qu’est ce que Baye n’aura-t-il pas fait pour éviter au monde arabe cette cuisante défaite infligée aux peuples arabes en 1967 lors de la guerre des 6 jours contre la grande armée d’Israël? C’est depuis la Chine que Baye a eu à prédire la fin des idéologies devant les communistes comme Shuen Lai et dissuader les musulmans chinois sur la véracité des textes coraniques et des hadiths qui ne s’altéreront jamais.

MÉDINA BAYE, UN MARCHÉ D’ÉCHANGES ÉCONOMIQUES ET CULTURELS

Une aubaine tombée du ciel pour booster l’économie sénégalaise avec un marché de 350 millions de fidèles éparpillés à travers tous les coins et recoins de la planète. Réceptacle de bienfaisance, de pacification, de richesse économique, d’opulence, Médina Baye est indubitablement un creuset de paix, d’échanges culturels et de développement économique. Une opportunité de taille surtout pour le Sénégal, pays d’origine de Cheikh Al Islam, Elhadji Ibrahima Niass.

Le territoire du Sine et du Saloum transformé, lors du découpage administratif, en trois entités régionales : Kaolack, Fatick et Sokone pourrait profiter de cette manne d’échanges de marchandises et d’autres opportunités provenant de l’étranger concurrençant les produits du pays d’accueil. Une foire internationale islamique de la Faydou niassène de Baye serait l’appellation appropriée.

Dès lors, des infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires de dernière génération devraient voir le jour pour vraiment magnifier le travail d’envergure de Baye. Un véritable tourisme religieux accompagné par des structures d’accueil hôtelières au sein desquelles de grandes surfaces commerciales où toutes les facettes des produits locaux y seront exposées puis portées à la connaissance des pèlerins étrangers. Combien la Compagnie Air Sénégal International (ASI) pourrait-elle gagner en termes de nombres de passagers à transporter sur un marché de 350 millions de fidèles inconditionnels de la Faydou de Baye venant de tous les coins de la planète vers la Ville de Kaolack.

Une belle opportunité de redynamiser le secteur économique au-delà même de la ville religieuse kaolackoise, tout le pays. « Baye Niass a été le pionnier de l’économie morale, sociale et solidaire avec la création en 1947 de la Coopérative des agriculteurs et musulmans du Sénégal en plein période coloniale », a dit Pr Niang, expliquant que cette structure avait pour objectif de faire face « au règne des grandes maisons de commerce de la métropole ».

Une occasion pour lui de participer à l’éveil des consciences face à l’urgence et la nécessité pour les africains de prendre leur destin économique en main. Un saint homme multidimensionnel qui parlait déjà des menaces de la déforestation et ses conséquences sur le climat.

BAYE LE CONQUÉRANT ET GUÉRISSEUR DES ESPRITS ET ÂMES EN SOUFFRANCE 

Le Faydou au puits intarissable de bénédictions dont les eaux de ruissellements coulent à la vitesse de l’éclair pour atteindre les esprits et les âmes en perdition des peuples des différents continents. Baye est dépositaire incontestable de la fayda tijanniyya qui réussira à rendre les serviteurs égarés à leur Seigneur. Le défricheur infatigable des champs ténébreux où poussent de longues herbes à perte de vue.

Vivificateur de l’Islam et de la Sunna, Baye est l’héritier et le continuateur de la noble mission, oh ! Combien difficile, des guerriers intrépides de la dimension des compagnons du Prophète. Il n’a jamais cessé de toujours hisser très haut le drapeau de l’Islam où il est incontestablement le porte-étendard s’armant d’un glaive tranchant qui continue à fendre les océans, les airs et les murs des frontières terrestres pour pêcher les consciences en perdition en vue de les valoriser. S’éteindre dans l’essence divine ou se néantiser devant les quatre (4) stations de Dieu, du Prophète, du Cheikh Aboul Abass At-Tijanny et de la Fayda, n’est ce pas son crédo ?

Préparateur et avertisseur infatigable des jeunes, Baye ne s’est jamais lassé de les éloigner de la déperdition. Son objectif principal a toujours été d’inculquer le sens de la responsabilité à la jeunesse musulmane.

Le partage de connaissances par le biais de l’éducation, la connaissance et la droiture (Rouhoul Adab ou l’âme vertueuse) à travers l’éducation islamique aura toujours été son principal objectif qu’il atteindra de haute lutte. L’éducation des filles et des garçons lui tenait à cœur. Les exemples réussites dans l’éducation de toutes ses filles sans exception dont sokhna Mariama Niass, tout comme son petit-fils Al Hassan Cissé et son homonyme Barham Diop, en sont des preuves irréfutables. Des modèles d’esprits rayonnants qui n’ont cessé de forcer le respect partout à travers le monde.

Une preuve suffisante que Baye s’était très tôt approprié l’esprit et la lettre de la Faydou avant de la proposer comme modèle de paix, de tranquillité et d’indépendance économique à l’humanité toute entière. Vraiment pour résumer Baye et la Faydou at tidiany, limitons-nous à l’œuvre  écrite par son disciple, le professeur Ahmad Boukar Niang: «Shaykh Ibrahim Niass, homme-monde ou homme du monde».

Par adjudant en retraite Ndiapaly GUEYE, journaliste indépendant, diplômé de la Defense Language Institute et de la Defense Information School, États-Unis d’Amérique. Email : ndiapalygueye@yahoo.fr

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