Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

L’AFRIQUE, UN CONTINENT EN SURSIS, UN PEUPLE EN AGONIE : Un diagnostic sans complaisance d’un continent sans initiatives ni perspectives

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Hurlant, beuglant, glapissant, tous clopin-clopant, cahin-caha, se ruant vers la lumière, et vautrés dans la fange comme des limaces après la pluie », telle est l’image piteuse qui caractérise les peuples d’Afrique noire, délaissés de plus en plus par une jeunesse ayant perdu tout espoir sur leurs terres d’origine préférant aller mourir sur les rives de la méditerranée et dans le chaud désert du Sahara occidental ou dans les geôles libyennes.

L’Afrique, un continent toujours coincé au creux de la vague et sans raison et éprouvant d’énormes difficultés à pouvoir se hisser au sommet. Pourtant, certains parmi ces peuples survivent tant bien que mal mais pour combien de temps encore? À ce rythme trop lent où évoluent les activités liées aux mécanismes de développement d’un continent, un facteur sous-jacent à un développement socio-économique évoluant à pas de caméléon, les experts en géopolitique, psychologie, sociologie et différents philosophes, continuent d’alerter sans aucune lueur d’espoir. Le « fast-track » serait-il la recette miracle pour atteindre un quelconque rayonnement des consciences des peuples africains, condition inéluctable à son développement économique. Tout semble donner l’image d’un glaive de douleur qui ne cesse de transpercer nos cœurs.

LES INDÉPENDANCES AFRICAINES, DES OPTIONS DE CŒUR ET NON DES CHOIX DE RAISON

Quand mon grand-père de vive voix se demandait, avec un air de dépit, « quand est ce que l’indépendance va se terminer ? ». Ce sentiment traduisait un profond regret de plusieurs générations qui continuaient à souffrir le martyr du mal être du sous-développement socio-économique. Une raison de plus de se rendre à l’évidence de la mauvaise posture d’un continent timoré dans tous ses secteurs d’activités.

Un tel cas de figure était une preuve suffisante des maux ayant toujours gangréné nos économies et que continuent d’endurer les populations africaines des décennies après les indépendances. Accident de l’histoire pour avoir pris précocement nos indépendances ou réparation d’une injustice pour les avoir prises aux moments où il le fallait? Est-ce que les africains s’étaient-ils déjà bien préparés pour prendre leur destin en main ?

Seuls les porteurs de pancartes en seraient capables de nous édifier. Minoritaires qu’ils étaient, l’histoire aura finalement édifié et bien édifié la majorité d’africaines et d’africains à 92% analphabètes, en leur donnant raison sur les porteurs de pancartes, scandant sans cesse leurs slogans tapageurs : « Notre Indépendance ou rien » face à De Gaulle en 1958 à la place Protêt (Place de l’Indépendance). Sa réaction sous un ton voilé de menaces, était déjà évocatrice d’une Afrique qui va sombrer : « Si vous voulez votre indépendance, vous porteurs de pancartes, prenez la et vous en subirez toutes les conséquences ». Un rêve prémonitoire d’un grand visionnaire De Gaulle, en leader bien averti qui savait pertinemment que ce n’était pas encore le moment pour l’Afrique.

Les faits continuent à lui donner raison, malheureusement, avec la mainmise de la France sur tous les pans de notre économie. Nos infrastructures routières, ferroviaires, maritimes, nos marchés, nos ressources minières, gazières, pétrolières et halieutiques, notre système de communication (NTIC), la France continue de se tailler la plus grosse part du lion dans le mode d’attribution des marchés en Afrique particulièrement au Sénégal. Le constat est amer, mettant ainsi certains intellectuels africains dans une situation d’infortune. La mort dans l’âme, faute de disposer de répondants, ils finiront inexorablement par abdiquer, malgré les tumultes liés au franc CFA, aux OGM, à la présence des occidentaux sur tous nos secteurs économiquement forts.

Et pourtant certains sceptiques à cette velléité de pouvoir gouverner et planifier par nous-mêmes et pour nous-mêmes étaient convaincus que ce n’était qu’aberration, qu’affabulation et théâtralisation d’aller aux indépendances. Malheureusement, les faits, têtus qu’ils sont, leur auront donné raison avant que beaucoup parmi eux ne soient ensevelis dans leur tombe. Le choix de l’esprit, de la raison doit toujours primer sur celui du cœur. Face à ces échecs cuisants de toutes les politiques d’ajustements et de réajustements structurels qu’ont eu à mener nos différents gouvernements de 1960 à nos jours, le constat est là.

Quel gâchis ! Les pays africains continuent toujours à s’embourber dans la boue de la pauvreté, de l’ignorance, du chômage, de l’agression de notre environnement, du manque de civisme et de l’indiscipline des citoyens et d’un système éducatif, sanitaire et sécuritaire des plus précaires pour ne pas dire chaotiques. De quoi se faire hara-kiri face à cette situation des plus alarmantes dans laquelle se trouvent tenaillés les pays africains.

L’HEURE DES COMPTES A SONNÉ, UN BILAN SANS COMPLAISANCE

Si on réveillait dans leur tombe tous ces panafricanistes de sang : Kuamé N’Kruma, Cheikh Anta Diop, Mamadou Dia, Oumar Blondin Diop, Thomas Sankara et Patrice Lumbumba, et leur montrer là où en sont les pays africains en terme d’indice de niveau de développement, ils demanderaient à retourner, dépités qu’ils seraient, sans coup férir. Le bilan de la tragédie économique en soixante années d’indépendance est d’autant plus désolant, ahurissant même.

Quasiment, tous les agrégats économiques dans chaque secteur se sont affaissés. Dans cette chronologie des maux, s’y greffe cet hécatombe humaine qui continue de perdurer dans les eaux de la méditerranée, dans le désert du Sahara occidental et dans les geôles de la Lybie. Des cimetières à ciel ouvert où des africaines et africains continuent de payer le plus lourd tribut face à ce phénomène d’immigration clandestine.

En effet, ils continuent à subir ainsi les pires traitements que n’aurait pas connus « Kunta Kinté ». De surcroît, les arabes du Maghreb continuent à traiter les noirs d’Afrique subsaharienne de la façon la plus indigne, la plus barbare dans le plus grand mutisme de la communauté internationale et des instances africaines. Avant même d’atteindre les côtes européennes, des milliers de jeunes africains périssent en cours de chemin. Les rares parmi eux qui parviennent à atteindre leurs objectifs, sont parqués puis confinés dans des espaces sans structures d’accueil honorables, comme des bêtes dans leurs enclos, leur empêchant tout contact avec les autochtones. «Le noir africain ne se respecte pas, n’a aucune considération pour son voisin et de facto, il n’est respecté par aucune autre race».

Cette assertion est d’autant plus vraie qu’elle peut se vérifier facilement. D’abord à partir de ce que Jean Ziegler qualifie de «mendiant assis sur une mine d’or» en parlant de l’africain. Ce sociologue suisse s’étonne sur ce paradoxe béat d’être un continent qui regorge de toutes les potentialités qui restent des indicateurs précieux pour tout décollage économique dont se servent les puissances occidentales, asiatiques et arabes.

LE LAXISME, SEUL FACTEUR DE BLOCAGE À L’ENVOL ÉCONOMIQUE DE L’AFRIQUE

Des ressources minières, gazières, halieutiques, agricoles et d’une manne juvénile qui atteindra plus d’un milliard en 2035. Comment pourrait-on bénéficier de toutes ces potentialités et être à la traine ? Tout d’abord, comment certains dirigeants africains ont dû prendre la décision d’aller se soigner dans les plus grands hôpitaux de la planète, avec leurs familles, leurs proches? Ensuite, inscrire leurs progénitures dans les plus précieux universités et collèges ou instituts occidentaux ? Puis, s’approprier les plus grosses parts de marchés par entente directe; foulant aux pieds les règles les plus élémentaires, notamment les appels à candidatures sur les postes à pourvoir dans l’administration et les grandes sociétés de la place ?

Pour ainsi rayer de la carte sanitaire, éducationnelle, sécuritaire et de l’emploi leurs populations respectives, contribuables pour la plupart, leur privant ainsi des soins, des études de qualité tout en ne leur garantissant pas de l’emploi et de la sécurité. Le système de gestion au sommet des Etats africains est tributaire d’une opacité sans égale et sans précédent. Les députés des Assemblées nationales africaines devraient en procédure d’urgence voter une loi interdisant tout citoyen d’aller se faire soigner ou d’aller étudier à l’étranger avec les moyens de l’Etat. Excepté les domaines scientifiques qui n’existeraient pas dans leurs pays respectifs. On ne le dira jamais assez, l’africain est né pour mourir. Sa non prise en compte de son environnement sécuritaire, face aux mille et un dangers auxquels il fait face tous les jours et dont il est insouciant, est une preuve suffisante.

Combien de fois, n’aura-t-on pas persisté pour décrier ce laxisme débordant dans la façon dont certains anarchistes chauffards se comportent ? Des hors-la-loi routiers qui persistent dans leur sale besogne de continuer à tuer atrocement de paisibles citoyens livrés à eux-mêmes faute de ne pouvoir être protégés ou sécurisés face à ces guillotineurs routiers. Toute une génération de jeunes continue à être décimée sans qu’aucune mesure idoine énergique ne soit prise. La bonne décision serait de transformer en ferraille tous les véhicules ne réunissant pas les conditions d’aptitudes techniques requises au niveau du service des mines et Dieu sait que les décideurs de la république le savent et refusent d’y mettre fin.

Ce laxisme n’épargne pas aussi nos agents de sécurité, adeptes des raquettes le long des trajets de pays en pays surtout au niveau des zones frontalières. Leur passivité est à décrier face à ces crimes odieux qui hantent le sommeil des citoyens. L’Afrique est un continent où le travail est loin d’être une religion. Les africains en général, les sénégalais en particulier se perdent facilement dans leur environnement républicain et institutionnel qui les exclue d’office à cause de l’inaccessibilité de certaines instances et du coup, s’identifient facilement par rapport à leurs traditions culturelles, cultuelles et confrériques grâce à l’accessibilité de leurs représentants.

Une bonne partie des jours fériés est consacrée aux travaux champêtres effectués dans le domaine agricole du marabout et aux cérémonies religieuses, organisées par leurs guides confrériques respectifs. Les célébrations de Gamou ou Maouloud, Ndiassane, Medina Gounass, de Magal, Appel, Nimzaat, de Tabaski, Korité, Tamkharit, Fête du travail, Noël, Pâques, Assomption, Ascension, Pèlerinage marial Popenguine, 1er Janvier Jour de l’an, sans compter les cérémonies familiales (baptême, mariage, décès), les cérémonies confrériques intermédiaires, les départs et retours de pèlerins de la Mecque, entre autres jours fériés, qui ne cessent de grever la productivité du pays où la valeur travail est nulle poignardée qu’elle est par l’inertie. Comment pouvons-nous émerger avec ces jours fériés. L’heure d’interroger notre conscience a sonné.

Dès lors, posons-nous certaines questions sur ce que nous sommes réellement, par rapport à la citoyenneté, au civisme, au travail. Qu’est-ce-que nos religions, nos confréries auront apporté à nos comportements de tous les jours? C’est l’heure des comptes, arrêtons-nous pour faire le bilan afin de voir ce qui marche et ce qui ne l’a jamais été? Le flou est total. La bonne correction, le bon comportement ne se décrète pas. Ça ne s’apprend nulle part que chez soi. Aucun Djinn ou esprit malveillant ne proviendrait de l’extérieur pour semer la pagaille chez nous.

Le mal est déjà très profond. La solution ne viendrait que de nous-mêmes par la volonté de Dieu après avoir consenti des efforts individuels extrêmes. Le vrai « fast track » proviendrait des changements de nos comportements pour aboutir à un « MindSet » fédérateur et républicain, un des plus grands défis à relever. Reculons pour mieux sauter. Eloignons-nous de l’idolâtrie, en plaçant toutes les solutions entre les mains des êtres ou d’objets taillés, croyant qu’ils seraient au début et à la fin de tout processus. Dieu seul est la CONSTANTE par où tout provient et par où tout retourne pour ne plus revenir. Le manque d’hygiène, de cadre de vie, l’insalubrité et l’inhospitalité dans la plupart des structures de santé des pays africains, restent des gangrènes bien incrustées dans l’ADN de la plupart des personnels médicaux des établissements sanitaires du continent. C’est ahurissant et désolant même de voir un taux élevé de malades internés dans les hôpitaux y mourir et non pour en ressortir guéris.

Quand l’espérance de guérir, la moitié de la guérison, se transforme en désespoir de guérir menant inexorablement vers la déchéance morale à cause du mauvais suivi sanitaire, il y a de quoi avoir peur. Le serment d’Hippocrate est mis en sourdine par les praticiens: « …Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison… » Le slogan tapageur des années 1980 « les hommes qu’il faut à la place qu’il faut », s’est malheureusement transformé en un parachutage ou un choix orienté de militants politiciens à défaut de choix ethniques. Les mauvais choix politiques devraient vraiment épargner l’école des abris provisoires et des programmes scolaires obsolètes et l’hôpital de cafards, de souris et de personnels démotivés. Dieu n’est pas aussi méchant pour livrer les africains à eux-mêmes.

Tant qu’ils s’armeront de volonté de s’affirmer en prenant leur destin en main, en bannissant la paresse, la superstition et l’idolâtrie, rompant ainsi les amarres en chaîne d’acier et se débarrasser aussi des sempiternelles cagoules que l’occident continue de leur faire porter leur empêchant de voir le jour, ils en sortiront par la grande porte. Tous les remèdes aux problèmes des africains sont à portée de mains. Dans le domaine de l’économie, de la santé, de l’éducation, les africains sont tellement gâtés par la nature qu’il est étonnamment paradoxal qu’ils se trouvent à un niveau de développement économique aussi lamentable. Il faudrait qu’ils cessent d’être des mendiants assis éternellement sur une mine d’or, selon Jean Ziegler.

La politique sécuritaire du continent ne devrait en aucune façon, tomber dans l’escarcelle des occidentaux, c’est une question de souveraineté nationale. Qui tient ton économie en confisquant ta monnaie et s’obstine à gérer ta sécurité, prend aussi en otage ton cœur à partir duquel émane l’expression de toute liberté. Quand l’arme du terrorisme est brandie par les occidentaux, face aux velléités d’indépendance monétaire de l’Afrique, alors l’heure est gravissime! Désormais 1 Euro va s’échanger à 741.28984 Fcfa. Quand tout un continent ne parvient même pas à protéger ses populations sur le plan alimentaire, sanitaire, sécuritaire, éducationnel et employabilité, c’est l’apocalypse qui s’abat inexorablement sur toute une génération. Les enlèvements de nos enfants, le lot quotidien auquel s’adonnent certains groupes terroristes dont Bokko Haram qui retiennent toujours en otages des centaines de lycéennes nigérianes voici des années.

Ajoutés à ces violences, les sacrifices humains exercés chez la communauté des handicapés (albinos et infirmes des membres), les accidents de la circulation, les incendies provoqués par les courts circuits et les explosions de gaz butane, sans compter les génocides chez certaines communautés minoritaires. À ce cocktail Molotov de tragédies, s’y greffent les ravages effectués par certains groupes extrémistes terroristes positionnés entre la Lybie, le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, le Nigéria, le Cameroun, le Burkina Faso, le Bénin, l’Algérie, sans compter le taux de criminalité avec des proportions inquiétantes dans les banlieues où les habitants sont livrés à eux-mêmes, les épidémies d’Ebola, du VIH/sida, choléra, paludisme, fièvre jaune, la mauvaise alimentation due au manque de contrôles sur les dates de péremption, des produits des denrées qui inondent les marchés beaucoup plus accessibles à la bourse des populations majoritairement très pauvres.

Les corollaires sont sans appel, avec certains problèmes de santé publique dont les maladies rénales, les AVC, le diabète, les tensions artérielles, écourtant ainsi l’espérance de vie de 70% de sa population de jeunes dont la moyenne d’âge varie entre (0 à 35 ans) et qui serait estimée à un milliard d’ici l’an 2035. Face à ce constat des plus sombres et sans le moindre émoi de la communauté internationale, l’Afrique n’a qu’un choix régalien, celui de prendre son destin en main.

Le seul service d’ordre qui vaille dans ce continent est celui qui s’occupe de la sécurité des chefs d’Etat et de leurs familles respectives. L’heure des éveils des consciences a sonné, ne nous voilons pas la face, aucun pays ne pourra se développer sans avoir au préalable consentis des sacrifices pour booster sa sécurité, sa santé, son école et son économie. L’Afrique a plus besoin de dirigeants très forts, protégés par des institutions très solides. Le nombre de mandats présidentiels importe peu chez la majorité des africains. Ce qui les préoccupe le plus c’est la bonne gestion et le partage équitable des ressources du continent et une justice équitable pour ne pas dire égalitaire. Cessons d’y aller avec le dos de la cuillère à chaque fois qu’il s’agit de dresser un bilan de la situation économique, sociale et institutionnelle du continent. L’urgence est de rompre définitivement avec les diagnostiques de complaisance et regardons-nous dans la glace et incriminons nous car le mal est en nous et non chez les autres. Plus de 300 millions d’habitants dans cet Afrique subsaharienne et 1 milliard 300 millions en 2035, le train de la consécration a déjà sifflé l’opulence. Dès lors, nous ne devrions plus le rater par peur d’un réveil brutal.

Cette situation des plus lugubres, fait appel à l’urgence d’une union des peuples africains. Rien ne nous a jamais réunis, excepté la couleur de notre peau et nos dents écarlates. Nous sommes nés pour nous désunir à partir de la langue, l’idéologie, la religion, l’écriture, la culture, la (monnaie) comme moyen d’échanges. Nos blessures psychologiques sont trop profondes. Ces défis ou affronts ne pourront être relevés que grâce au dynamisme d’une jeunesse digne et fière, armée scientifiquement jusqu’aux dents. Faisons tomber ce masque de l’intimidation que l’occident continue à mettre et brisons les chaines de la dépendance, de l’esclavage pour libérer l’Afrique qui continue à souffrir des affres du diktat de l’occident.

La plupart des dirigeants africains ont aménagé leur palais en cave remplies de billets de banque (Euro ou Dollars), laissant dans un marasme total leurs citoyens, les hôpitaux et les écoles. Est-ce normal ? Les responsabilités sont surtout à situer chez les politiciens qui appliquent très bien la politique du ventre. Ils entretiennent la famine et tiennent les gens par le ventre pour les forcer à accomplir les sales besognes, mais encore jusqu’à quand cela prendrait-il fin? Tout est une question de fermeté, d’initiative et d’audace.

SE DÉPARTIR DE LA SUPERSTITION ET SE PRENDRE EN CHARGE

« Sentiment de vénération religieuse, fondé sur la crainte ou l’ignorance, par lequel on est souvent porté à se former de faux devoirs, à redouter des chimères, et à mettre sa confiance dans des choses impuissantes. » Se faire confiance est le sentiment le moins partagé chez l’africain. Son manque de confiance en lui-même, finira par le pousser à inventer un univers mythique, taillé sur mesure, pour se protéger contre de prétendus diables qui n’existent que dans son imaginaire. Aux origines de son existence, l’homme s’est toujours attaché les services d’objets inanimés ou d’animaux pour consoler son mal-être face à la peur. Beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts avant que des races entières s’éloignèrent de l’idolâtrie pour définitivement s’engager dans l’ère du cartésianisme en faisant ainsi de la science, une obsession narcissique. Si les gris-gris ou amulettes des africains ou leur quelconque pouvoir surnaturel, étaient d’une efficacité insoupçonnée, les arabes et les blancs n’auraient jamais eu l’ascendance culturelle, administrative, institutionnelle et cultuelle sur eux. Malgré cette armada de semblant de protection mystique dont ils se sont toujours entourés, ces races les ont transformés en des bêtes de somme, leur faisant subir les plus durs sévices avec la castration, les durs travaux champêtres et puis se servant d’eux comme moyens de transports pour leurs maitres et leurs familles. Si leurs amulettes ou gris-gris étaient d’une quelconque efficacité, jamais ils ne seraient colonisés chez eux-mêmes après avoir été réduits en esclaves en apprenant les langues des occupants et puis se faire extorquer de toutes leurs ressources. Il est grand temps pour les africains de se prendre en charge en se faisant confiance et s’approprier un nouvel état d’esprit basé celui-là sur la confiance en soi et non sur celle des autres. Arabes et blancs auront assez ridiculisé et torturé la race noire comme les juifs l’auront été. Si ces derniers ont réussi à renverser la tendance dominatrice, la peur en s’affichant une grande confiance jusqu’à prendre le dessus, c’est grâce à la confiance qu’ils auront mise en avant n’est ce pas suffisant comme exemple pour les africains ? Le rapport publié le 25 septembre par le groupe antiraciste de défense des étrangers et migrants (Gadem) est accablant pour le Maroc. «Coups et blessures»: la traque des migrants africains au Maroc se durcit. Il décrit une répression policière sans précédent dirigée contre les migrants subsahariens. Arrêtés, fouillés, ballottés dans des bus, ils sont envoyés par milliers vers des destinations qui leur sont inconnues, après avoir subi des abus de toutes sortes. Les situations catastrophiques que continuent d’endurer les négro-africains en Mauritanie, au Maroc, en Lybie, en Arabie Saoudite, en Italie, en France, entre autres, sur les côtes méditerranéennes et dans le désert mauritanien méritent réflexion à travers les grandes instances sous-régionales, régionales et internationales. Mais qui serait le leader africain le plus charismatique pour porter le combat ?

L’AFRIQUE, LA NICHE À MILLIARDS DES ARABES, DES BLANCS ET DES CHINOIS

Dans la quasi-totalité des pays du continent noir africain, ça se passe de commentaires : le phénomène de corruption continue de gangréner nos systèmes économiques. C’est d’autant plus ahurissant que l’opinion s’interroge même et doute fort de la compétence ou de l’efficacité de nos services de commerce, de douane et de notre administration sur les critères d’attribution des marchés et des agréments en Afrique. L’éternelle corruption continue de faire légion et malheureusement au détriment de la santé de nos populations.

Combien d’africains vont mourir pour avoir longtemps consommé des produits en denrées alimentaires, en médicaments, en armements, en stupéfiants voici déjà des années, sans se faire épingler, surtout le lait de mauvaise qualité pour les nourrissons ? Et si tu dénonces, on t’emprisonne sans aucun motif si ce n’est te coller un délit d’avoir affiché un patriotisme avéré. Oui en Afrique, être patriote est un délit majeur. Où sont les services compétents qui ferment les yeux face à ces poisons qui ne cessent d’inonder les marchés du continent chaque jour être et qui sont exposés, étalés sur tout le long des trottoirs et partout devant les mosquées et devant chaque coin de rue. Des images accablantes qui sont souvent diffusées sur les réseaux sociaux et montrant des arabes, des blancs occidentaux ou des chinois qui s’activent de manière éhontée de ce trafic sans se faire inquiéter.

Un libanais qui fabrique des produits dangereux pour la population de ce pays depuis 2001 notamment de fausses variétés de lait pour des bébés et qui serait originaire d’une autre capitale de la sous-région où vit sa famille, vient d’être arrêté en Guinée Conakry. C’est la règle dans la plupart des marchés de la sous-région, inondés qu’ils sont par ces produits contrefaits. Un pays sérieux ne confie jamais son système sécuritaire et alimentaire à des étrangers. C’est une question de souveraineté nationale. Dommage que l’Afrique reste toujours une boîte à pandores des arabes, des blancs et des chinois. Ils l’ouvrent où ils veulent et quand ils veulent. On ne le dira jamais assez, les faits sont têtus. Les africains sont les éternels damnés de la terre. À nos ingénieurs des Instituts de Technologie Alimentaire (ITA), de l’ISRA et de l’EISMV d’être sur leurs gardes pour sauver tout un continent. Mais faudrait-il qu’ils soient tous très bien outillés !

En conclusion, l’heure de la rédemption doit sonner pour les africaines et africains qui continuent de se faire traiter comme des bêtes de somme par toutes les races pour le seul tort lié à leur statut de pauvres et le triste sort d’être les éternels damnés de la terre, parce que l’ayant voulu. Dans un continent où le terrorisme continue à tisser sa toile dans tous les coins et recoins de ses portions de terre, étendant progressivement ses tentacules dans l’intention de les projeter loin de leurs bases. Il est vraiment temps que les africains noirs cessent de se faire ridiculiser par les arabes et les autres races. Mais qu’est ce qui nous arrive pour continuer à subir un aussi piteux sort dont nous sommes les principaux seuls responsables. Désormais, que chaque africaine, chaque africain se dise plus jamais ça. Arabes, européens, asiatiques n’ont rien de plus que nous les noirs. Inspirons-nous des juifs qui par leur abnégation ont déjà trouvé la solution à leurs problèmes. La balle est dans le camp des africains noirs et ce n’est pas impossible de renverser la donne. Comme si tous les éléments d’échecs s’entrecroisaient ensemble pour ne former qu’un : l’apocalypse. Ah! Pauvre Afrique !

Adjudant (ER) Ndiapaly Guèye, Ancien Chef du Bureau Presse/DIRPA

ndiapalygueye@yahoo.fr

%d blogueurs aiment cette page :