Langues nationales : Sortir du complexe d’infériorité

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La culture est au début et à la fin du développement, dit l’adage. Du sous-développement aussi, pourrait-on ajouter. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le peu de cas que l’on fait à nos langues nationales dans notre système éducatif.

Dans certaines écoles, il est même interdit de parler une autre langue que le Français, sous peine d’hériter du « Symbole »,  synonyme de punition.

Conscient de la nécessité de replacer nos langues dans le circuit du savoir, l’association des écrivains du Sénégal a organisé  ce jeudi 18 avril 2019 à la Maison de la culture  Douta Seck,  un atelier axé sur le thème «  L’ écriture et la lecture  en Pulaar ».

Le Professeur Mamadou Ndiaye, enseignant chercheur au Centre de Linguistique Appliquée de Dakar en était l’animateur des travaux :

« On ne verra jamais le Français travailler avec le Wolof pour se développer. Donc il faudrait que les gens reviennent aux fondamentaux, c’est à dire enseigner les langues nationales. Tout le monde est conscient que le développement doit aller dans ce sens-là. »

Cependant,  le directeur général des Editions Papyrus,  qui publie des livres en langues nationales, Seydou Nourou Ndiaye reconnaît que «  Le Sénégal a une unité nationale très fragile. »

Quant à Aminata Sy, présidente de l’Association des éditeurs, elle a axé son intervention sur l’expérience de la coopération  Américaine dans ce domaine: «  Il  y a l’ Usaid qui a un programme dénommé Lecture Pour Tous. Il a choisi d’intégrer 3 langues nationales que sont le Wolof, le Pulaar et le Sérère dans le système éducatif. Ils ont constaté qu’avec le Français, les enfants n’arrivent pas à mieux comprendre. Beaucoup d’élèves sont retardés ou bien exclus. Ils ont jugé nécessaire de leur apprendre d’abord la langue maternelle. »

Serigne Mbacké Ndiaye

%d blogueurs aiment cette page :