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Le bloc note de Abdou GNINGUE : Candidats à la renonciation

La date fatidique du dépôt des listes de parrainage est arrivée. Le rush qu’on a connu le premier jour du retrait des formulaires de parrainage est très loin derrière nous. En effet, le parrainage qui n’est pas un jeu d’enfants est passé par là.
On n’invente pas les électeurs. Ils sont chez eux, à l’atelier, au bureau, au champ pour vaquer à leurs occupations. Ils sont ouverts à tout Sénégalais crédible à leurs yeux et qui manifeste le désir de se présenter à la présidentielle du 24 Février 2019. Malheureusement, tous ces farfelus qui voulaient  garnir leur biographie du titre d’ancien candidat à l’élection du President de la République du Senegal n’auront pas ce privilège. Tant pis pour eux! Ils l’auront voulu.
Les Sénégalais riaient en coin quand certains politiciens bravaient les embouteillages pendant le Ramadan, déguisés en bons samaritains (ne souriez!) pour ….distribuer des dattes  et sandwichs pour ceux là qui n’arriveraient pas à temps  chez eux pour couper leur jeun . Cela n’a servi à rien car pendant les législatives, ils n’ont même pas eu le petit quotient qui pourrait leur ouvrir les portes du Parlement. Rien, Dara, Touss, Nada!  Ce sont ces mêmes personnes qui prétendent vouloir nous diriger dans les 5 prochaines années. Nous, au village, on les attend de pieds fermes pour leur dire nos 5 vérités.

La fameuse brèche de la Langue de Barbarie de Saint Louis a encore fait des victimes.
Pourtant cette catastrophe écologique aurait pu être évité si en 2003, le President Abdoulaye WADE n’avait pas ordonné de creuser cette brèche malgré les avertissements d’un ingénieur météorologue qui avait expliqué avec force détails que cela donnerait le résultat que nous connaissons aujourd’hui.

Cette brèche de  300 mètres ouverte par Abdoulaye WADE est large maintenant de….7 kilomètres. Tous les dizaines de morts dûs à cette catastrophe doivent être imputés à celui là, qui avait fait exécuter ses désirs par démagogie. Sous d’autres cieux, il serait déporté au Tribunal Pénal International pour Crime contre l’Humanité, car cette brèche pourrait précipiter la disparition de l’Ile de Ndar!

L’internationale Libérale a tenu son congrès annuel à Dakar, au Centre International de Conférences Abdou Diouf( CICAD) malgré la protestation de deux partis libéraux sénégalais, le Parti Démocratique Sénégalais(PDS) et le Rewmi de Idrissa Seck. Mais ce qui est affligent dans ce boycott c’est les raisons avancées par les protestataires.
Du côté du PDS, ils ont boycotté parce que Macky SALL est un dictateur alors que pour Rewmi, Macky SALL est un Communiste qui se couvre du manteau d’un Libéral. Ils ont ensuite récusé le lieu où devait se tenir la conférence, c’est à dire le CICAD, dont le parrain n’est autre que l’ancien chef de l’Etat sénégalais, qualifié du plus grand socialiste africain diamétralement opposé à l’idéologie libérale.

Malgré tous ces arguments farfelus qui ne convainquent personne, l’Internationale Libérale a bien organisé son congrès sous la présidence du Premier Ministre sénégalais Mouhammed Boun Abdallah  Dionne, en présence d’éminentes personnalités libérales dont le chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Mieux, les hauts responsables libéraux ont participé à l’investiture du candidat…Libéral Macky SALL.
Je crois que logiquement la prochaine étape devrait être pour ces boycotteurs, de se retirer purement et simplement de cette organisation. Mais pour les membres de l’APR de Macky SALL, la non présence de certains libéraux  sénégalais à la rencontre est la démonstration concrète de personnes qui ont comme argument les injures et les invectives alors que dans ce genre de manifestation, c’est le débat d’idées qui est de mise.
Aucun argument au forceps ou biceps n’est toléré, ce qui est malheureusement le cas de nos libéraux. Allez demander au maire de Thies, Talla Sylla, qui garde encore les séquelles des coups de marteaux qu’il avait reçus de nos libéraux alors tout puissants pendant leurs 12 années de pouvoir démagogique.

Ils ont encore marché les partisans de Khalifa SALL et Karim WADE arborant des mines de feu! Ils promettent. encore une fois, l’Enfer aux  Sénégalais au cas où ces deux personnes ne seraient pas candidats à la présidentielle de Février 2019. Pourtant aucun  argument juridique n’est avancé pour justifier leur position. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur, ont clos ce débat.

A les en croire, la Loi électorale est passée par là. Ces deux personnes, jusqu’à preuve du contraire, sont exclus pour le moment de l’élection présidentielle car le dernier mot revient au Conseil Constitutionnel, seul juge habilité à se prononcer définitivement en matière d’élection. Il faut cependant  dissocier le cas de Khalifa Sall qui n’a pas encore une condamnation définitive et celui de Karim Wade. Comme l’a encore dit un juriste pénaliste, Karim Wade à un casier judiciaire chargé et la loi électorale lui interdit d’être candidat.
A cela s’ajoute un dernier élément, c’est sa non inscription sur les listes électorales. Il est bien dit dans la dernière mouture de ce code que pour être éligible il faut d’abord être électeur. Donc Karim Wade est hors course. Il est OUT, comme dirait Donald Trump.  C’est à cause de cela que les partisans de Abdoulaye Wade ont décidé de mettre le pays à feu et à sang pour empêcher la tenue de la présidentielle de Février 2019. Les forces de défense et de sécurité sont bien averties et personne ne doute de leur efficacité. A bon entendeur…

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural.

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