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Le bloc note de Abdou GNINGUE : Effet boomerang!

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La plupart des candidats de opposition à la présidentielle du 24 Février sont entrain de se faire des ennemis auprès de plusieurs familles sénégalaises. En effet, on
les a entendus dire que dès qu’élus, ils vont dissoudre l’Assemblée nationale, supprimer le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE).

Alors si supposé que les 135 députés de la majorité présidentielle ont au moins des familles, au sens large pour ne pas dire au sens africain du terme, nous aurons au moins plus de 30 votants qui vivent de prés ou de loin des revenus de ces élus. Faites le calcul et vous verrez que cette annonce sera mobilisatrice de tout ce beau monde pour un vote sanction contre ces opposants qui veulent les affamer.

On peut en dire autant pour les familles des membres du HCCT et du CESE. Alors c’est dire que ces annonces au lieu de donner des voix aux opposants les en privent au bénéfice du candidat de Benno Bokk Yakaar. C’est une sorte d’effet boomerang qui peut assommer au finish les instigateurs.

Ce week-end a été marqué par le véritable bain de foule du candidat Macky Sall qui s’est volontairement perdu dans la foule de milliers de partisans venus l’accueillir à l’entrée de la ville de Fatick, son royaume d’enfance, comme il le dit lui-même. En vrai sportif, le candidat sortant et non moins toujours Président en exercice, a voulu montrer à la face du monde qu’il est chez lui et n’a point besoin d’une garde rapprochée dans cette déferlante marron beige qui faisait mouvement vers le stade Massene Sene situé à quelques 1000 mètres où attendait une foule immense d’inconditionnels.

Les deux membres du gouvernement Mbagnick Ndiaye de l’Integration africaine et Matar Ba du département des Sports qui encadraient le President ont du souffrir quand Macky Sall a accéléré la cadence en trottinant de temps en temps jusqu’à l’entrée du stade. Les deux ministres on les a vus s’éponger le visage pour nettoyer le flot de sueur qui envahissait leur visage.

Cette belle image de la vraie marche de Macky Sall a fait exploser la toile avec divers commentaires des internautes. Ce que l’on peut retenir c’est un avertissement aux autres candidats qui n’ont pas encore foulé le sol du Sine qui semble être véritablement un titre foncier pour l’homme de Benno.

On est sur la dernière ligne droite de cette campagne électorale. Les uns et l’autres avec forces arguments vont essayer à force d’arguments de convaincre les hésitants à voter pour eux pour une victoire au premier tour le soir du 24 Février comme
l’envisagent deux candidats parmi les cinq.

Pendant ce temps, Maitre Abdoulaye Wade, venu de Versailles pour saboter les élections parce que son fils est exclu de la compétition, s’est rendu à Conakry pour répondre à une invitation du chef de l’Etat Guinéen Alpha Condé. Personne ne sait l’objet de cette invite à Condé qui n’est pas très ami de Macky Sall.

En effet on a pas oublié que le redoutable adversaire politique de Alpha Condé à savoir Mamadou Dalin Diallo a assisté à l’investiture du candidat Macky Sall à Dakar. Cela a dû faire mal au President Guinéen qui pense à un troisième mandat malgré le verrouillage de la Constitution guinéenne.

Ainsi en cas de présidentielle en Guinée Macky Sall pourrait envoyer une delegation de l’Alliance pour la République (APR) pour soutenir Delling Diallo qui ferait face à Alpha Condé.

Alpha Condé aurait pu lui dire aussi qu’il a intérêt que le President sortant gagne pour un second mandat parce que si un membre de l’opposition gagne il en aura peut être pour 10 ans d’attente pour Karim Wade qui commencera à prendre de l’âge.
Pour certains politologues, le President Guinéen veut raisonner le vieux President qui, avec le poids de l’âge semble vivre dans le passé. Il pourrait lui dire qu’il n’a pas le droit de ternir l’image de l’opposant patient et pugnace qui est arrivé au pouvoir après 26 ans d’opposition.

Cette image ne doit pas disparaître de la mémoire des jeunes hommes politiques africains qui font souvent référence à cette endurance qui le caractérise aux yeux de beaucoup d’observateurs politiques, pourrait lui dire Alpha Condé. Mais nous avons affaire à un Ndiombor. Allez savoir ce qu’il va dire à la presse Sénégalaise à son retour. De toutes les façons les forces de défense et de sécurité sont prêtes à sécuriser le scrutin du 24 Février et que le lendemain matin chacun prend son petit déjeuner et vaque à ses occupations, comme ce fut le cas en 2000, 2007 et 2012. C’est ce que nous appelons de tous nos vœux.

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural.

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