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Le bloc note de Abdou Gningue : La tension de l’attente!

Le Conseil Constitutionnel tel un jury de baccalauréat a donné les premiers résultats du parrainage. Une photo parue sur le net et montrant les candidats à la candidature tenant entre leurs mains les procès verbaux résultants de l’examen du parrainage nous renvoie à cette tension de l’attente qui hante tout candidat à un examen.

Des mines de feu se lisaient sur les visages renfrognés des recalés. C’était pathétique. Mais c’est la loi appliquée dans toute sa rigueur. Le parrainage, comme je le disais dans une de mes chroniques, ce n’est pas un jeu d’enfant comme d’ailleurs l’élection à la présidence de la République. C’est du sérieux et les Sénégalais ont su le montrer à travers les parrainages.

Mais ceux-là qui ont été recalés ne perdent rien quant à leur objectif premier. En effet, la plupart de ces gens voulaient se signaler au futur vainqueur à qui ils sont prêts à apporter leur soutien et obtenir un strapontin. Mais que je sache, ces parrains ne veulent pas dire être des électeurs pour les parrainés. J’ai entendu à travers l’émission Jakarlo de la TFM, le Cheikh Alassane Sene dire que depuis qu’il a été recalé des le premier tour, il commence à être courtisé par ceux qui sont encore en course et que c’est ses parrains qui lui ont demandé de négocier avec les uns et les autres. Comme pour dire que ce genre de candidat ne se présentait pas pour l’intérêt du peuple sénégalais mais pour leur propre personne.

La prochaine étape est celle de la publication définitive de la liste de ceux qui ont franchi toutes les étapes qui mènent au 24 Février 2019. Il y en a qui jubilent déjà. Eh! Oui! Ils savent qu’au finish ils ne seront pas élus mais l’essentiel est fait pour eux. Ils pourront mettre en gros caractères sur leurs nouvelles cartes de visite qu’ils vont confectionner la mention ….ANCIEN CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DU SENEGAL.

Et le tour est joué! A l’étranger, ils vont monnayer ce rang dans la classe politique Senegalaise auprès de bailleurs de fonds éventuels qui voudraient investir dans notre pays a l’ère du…pétrole et du gaz. Et pourtant ils savent qu’aux yeux des Sénégalais ils représentent Zéro Virgule un petit chiffre derrière. Ce n’est pas la peine de les citer. Ils se reconnaîtront et ne parlons pas des Sénégalais qui les ont rejetés.

On entend la classe des politiciens réclamer la suppression du….parrainage! Ils insistent et oublient que selon les textes de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) on ne peut pas changer les règles du jeu électoral dans les six mois qui précèdent le scrutin. Alors ici on est à moins de deux mois de l’élection!

Ce qu’il faut comprendre dans cette attitude c’est que nos politiciens sont pour l’application des textes à la carte.

Si cela nous arrange on les applique mais si ces textes nous sont défavorables on s’assoit dessus. Un point c’est tout! Un texte de loi qui a été voté et adopté par la représentation nationale et promulgué doit être respecté par tous.

Le parrainage est entré dans l’arsenal juridique qui régit la démocratie sénégalaise. Pour le moment il nous a épargné de souffrir devant le petit écran des candidats farfelus qui allaient pomper l’argent du peuple pour jouer aux Guignols devant des Sénégalais qui cherchent à améliorer leurs conditions de vie.

Le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a déjà pris les devants pour que cesse toute forme de propagande à travers les médias.

On a assisté ces derniers temps à des mises en scène et en celle d’un candidat par un journaliste (qui serait son Conseiller) et qui se dit professionnel mais visiblement partisan aux yeux des Sénégalais.

C’est la deuxième mise en scène et faveur à ce candidat lors de la présentation d’un livre programme rédigé en français et destiné à plus de 70 pour cent d’analphabètes dans la langue de Molière. C’était trop gros car nous avions assisté à des questions… bateau.

Elles ont permis à l’interviewé de dérouler tranquillement son projet sans possibilité de relance des intervieweurs. Ils n’y pouvaient rien et le subterfuge est passé pour les non professionnels qui n’avaient vu qu’un interviewé très à l’aise dans son costume de circonstance made in France et droit dans ses bottes même…. en plein été. Suivez mon regard!

Abdou GNINGUE
Journaliste Citoyen du monde rural

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