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LE FAIT (Commentaire du jour) – Aliou Sall à la Dic : Une procédure judiciaire taillée sur mesure ?

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Après avoir été contraint de quitter son poste de directeur de la Caisse de Dépôts et de consignations, celui par qui le scandale  des contrats pétroliers est arrivé sera ce 10 juillet 2019 devant les enquêteurs de la division des investigations criminelles.

Une seconde victoire pour les citoyens dont la pression sur l’état ne s’est jamais relâchée afin que la lumière soit faite sur les accusations de corruption qui pèsent sur lui.

Cependant il n’ y a pas de quoi s’emballer, selon les juristes. Aliou Sall sortira de la Dic aussi libre qu’il y est entré. 

En effet, la procédure adoptée par le procureur  le place sous le registre de simple témoin dans l’enquête judiciaire.

 Au même titre que tous ceux qui défilent devant les policiers depuis le début : «  En tant que témoin, Aliou Sall ne court aucun risque parce qu’il n’est pas poursuivi », déclare un juriste dans le Journal l’Obs. 

Des propos corroborés par Me Assane Dioma Ndiaye dans le même journal : « Je vois mal Aliou Sall donner des informations qui le chargent. Il peut tout au moins donner des informations qui vont le disculper. »

«  La procédure d’enquête sur le présumé scandale autour du pétrole a été mal enclenchée. Quand on ouvre une enquête, on doit le faire sur des charges précises. On n’est pas toujours tenu de viser une personne, mais on peut mener une enquête contre X. On ne peut pas ne pas viser des charges. On doit dire aux gens ce que l’on cherche. Comme ça ceux qui viendront témoigner le feront sur ce qui est visé » renseigne un autre professionnel du Droit qui préfère garder l’anonymat.

Me Assane Dioma Ndiaye confirme : « Quand une procédure est ouverte, il faut au moins définir l’objet de la procédure, dire l’objet de l’enquête. Mais dans cette procédure, c’est la grande inconnue. »

Selon les juristes interrogés par l’Obs, on est dans un flou judiciaire  total :

«  C’est comme si le procureur cherchait un dossier. Ce n’est pas comme çà que ça se passe  dans notre système juridique.  En général, le procureur fait enquêter sur des infractions. Il cherche les auteurs, les complices, les preuves. Généralement le procureur n’ouvre pas une enquête pour aller à la pêche comme c’est le cas. Il y a deux choses  sur  cette enquête  sur le présumé scandale autour du pétrole : La manière dont les permis ont été délivrés et l’aspect  de suspicion  de corruption, de concussion. On avait les moyens d’avoir une enquête très ciblée. »

Peut-être est-ce-là où se trouve justement le problème !

  • 1/ La manière dont les permis ont été délivrés : Par qui ? 
  • 2/ L’aspect de suspicion de corruption et de concussion : De qui ?

Serigne Mbacké Ndiaye