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LE FAIT (commentaire du jour) DU JOUR – Fer de la Falémé : Et si on ressuscitait plutôt le Train ?

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«  On se demande pourquoi donner  une concession à une entreprise étrangère qui nous revendra ensuite le métal, alors que désormais nous avons du pétrole et du gaz  qui peuvent nous fournir l’énergie nécessaire  à une transformation locale de nos matières premières et nous donner par exemple des rails ?» 

Cette question est de Pierre Goudiaby Atépa  dans le Journal Jeune Afrique. Le mot est lâché.

Faire renaitre le train et le Passé : Dakar-Bamako,  Dakar-Niger,  Arigoni, Grande Gare de Dakar, Thiès capitale du Rail…

Le Sénégal a en effet une longue tradition du Rail,  dont le tracé épousait la route de l’arachide (le Baol et le bassin arachidier, avec comme Carrefour Thiès).

Un train qui finissait son odyssée à la Grande Gare de Dakar où la marchandise était embarquée à bord de bateaux pour sa destination finale qui est la France.

Le train qui est congénitalement lié à la Grande Mosquée de Touba.

En effet pour sa construction il fallait du matériel lourd qui provenait de la France. Avec le train Dakar-Niger, on pouvait convoyer la marchandise jusqu’à Diourbel, mais le tronçon Diourbel-Touba posait un problème insoluble. 

Un accord fut conclu entre Serigne Mouhamadou Moustapha  MBacké et  monsieur Chardy, directeur des chemins de fer installé à Thiès : « les talibés mourides vont construire les rails de Diourbel à Touba pour convoyer le matériel qui doit servir à édifier la Mosquée de Touba. »

Les travaux de construction seront dirigés par un contingent de militaires venus de la France sous  la direction du commandant Monack qui exigea 1 500 hommes robustes et déterminés.

Mame Cheikh Ibra Fall en donna 700 et Serigne Ndame Abdou Rahmane Lo 100. Les autres seront des volontaires.

Nombre de Mourides y perdront la vie. Cependant le dernier rail sera posé fin févier 1931.

La construction de la Grande Mosquée pouvait commencer. 

Aujourd’hui  tout cela appartient au passé.

En effet, le train a presque  complétement disparu du paysage Sénégalais. Tous les éléments sont pourtant réunis pour sa résurrection : le pétrole, le gaz, le fer et la coopération internationale.

Il n’ a pas son pareil pour faire revivre un pays en désenclavant les zones reculées, faire prospérer les économies locales ( surtout féminines )  par le petit commerce, transporter les produits agricoles et  éviter ainsi leur pourrissement, soulager les routes des gros porteurs qui les détériorent…

Alors pourquoi vendre ? Que l’étranger soit Turc, Français ou Chinois ?

Serigne Mbacké Ndiaye

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