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LE FAIT (commentaire) DU JOUR – Les Réseaux Sociaux : Le seul véritable contre-pouvoir au Sénégal

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« Je vais à la Dic en bonne santé, le monde est averti » écrivait Adama Gaye sur sa page Facebook le 29 juillet à 5 h 39 minutes du matin avant d’être embarqué par les éléments de la Division des Investigations Criminelles.

« N’eut été les réseaux sociaux, les éléments de la Dic m’auraient arrêté » nous apprend Clédor Séne qui avait reçu la visite des désormais redoutables policiers le 10 Août dernier, mais qui étaient repartis après avoir appris que leur descente était suivie en direct sur le net.

«  Nous avons constaté depuis ce matin, la diffusion à travers les réseaux sociaux et les sites d’information en Ligne une vidéo illustrant un malheureux incident entre un fonctionnaire de police en service au commissariat des Parcelles Assainies et un docteur de la pharmacie Fadilou Mbacké  sise à la Patte d’oie. (…) D’ors et déjà  la Police Nationale tient à informer que l’autorité a pris  toutes les mesures disciplinaires  attendues dans de pareilles circonstances malheureuses. »

Ceci est un extrait du communiqué de la direction générale de la Police Nationale quelques heures  seulement après l’éclatement de l’ Affaire Sangaré et son relèvement de ses fonctions de Commissaire. 

Une promptitude dans la sanction inhabituelle de la part de la Police Sénégalaise.

En effet, des éléments des forces de l’ordre ont fait pire que le Commissaire Sangaré sans susciter une telle réactivité de la hiérarchie.

Si Sangaré a été relevé  si rapidement de ses fonctions, ce n’est point par esprit de justice, d’équité ou d’exemplarité, mais à cause de l’extrême indignation qui a enflammé les réseaux sociaux. 

Un feu qu’il fallait éteindre au plus vite avant qu’il n’embrase le front social, notamment une grève des pharmaciens et plus généralement des personnels de Santé.

D’ailleurs dés le soir Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé s’est empressé de rendre visite au docteur Cheikhouna Gaye à la pharmacie Fadilou Mbacké pour apaiser la tension.

Plus qu’ailleurs, les réseaux sociaux sont ainsi devenus  le seul véritable contre-pouvoir au Sénégal, les traditionnels garde-fous ayant tous échoué :

1 – Les partis d’opposition  sont plus intéressés par leur propre survie que la défense des citoyens.

2 – Les  députés défendent les intérêts  de celui qui a validé leurs  noms  sur les listes  lors des élections plutôt que ceux  au nom de qui ils sont censés siéger à l’assemblée nationale : Le peuple.

3 – Les cadres de la société civile sont  happés par le pouvoir  ou sont  complètement inaudibles. Seydi Gassama et Alioune Tine sont devenus tellement transparents que c’est à peine si on les remarque. L’usure du temps et l’absence de combativité ont fini de faire leurs effets.

4 – Les marabouts préfèrent  se gaver  au festin pantagruélique de la république plutôt que de porter la voix  du peuple famélique qui se meurt à petit feu d’inanition à quelques encablures de l’ Agape. 

Et c’est tout gagné pour le citoyen :

  • Les réseaux sociaux sont insensibles à la corruption et aux postes de ministre-conseillers.
  • On ne peut les mettre en prison pour offense au chef de l’état.
  • Ils permettent aux citoyens  de défendre  eux-mêmes  leurs droits plutôt que de déléguer  des  tiers dont ils ne sont jamais sûrs des réelles intentions.

Serigne Mbacké Ndiaye

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