LE FAIT (commentaire du jour) – Pour Raison d’Etat : L’Algérie a t-elle acheté la Coupe d’Afrique?

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«  L’arbitre sud-Africain Victor Gomez dirigera le dernier match de la Total AFCON2019-SENAL»

Ce twitte  de la Confédération Africaine de football  avait ainsi désigné le sud Africain pour arbitrer  la finale de la coupe d’Afrique de football ce vendredi 19 juillet 2019. Cependant à quelques heures de la rencontre, et pour la première fois,  la CAF procéda à un changement pour le moins stupéfiant : Le Sud Africain est remplacé par un  trio Camerounais dirigé  par  Alioum Alioum.

Cette décision cachait-elle encore un de ces coups  tordus dont le monde sportif a le secret ?

D’autant que l’arbitre Sud Africain est réputé incorruptible. Lors d’une rencontre entre Plateau United et Union Sportive de la Médina  d’Alger (déjà les Algériens !!!) comptant pour le barrage aller de la coupe de la Confédération,  il avait révélé avoir refusé une proposition de 30 000 dollars pour favoriser l’une des deux équipes.

Le contexte politique en Algérie permet aujourd’hui de nourrir quelques suspicions.

En effet depuis quelques mois, l’Algérie est sous une tension politique extrême avec la décision de son président Abdelaziz Bouteflika  victime d’un Avc en 2015 et grabataire de briguer un 5e mandat. 

Depuis le 22 février 2019, les Algériens descendent dans la rue par millions tous les vendredis pour s’y opposer.

Ils ont fini par avoir la tête du président Bouteflika, mais veulent plus.

Un changement  du système et surtout le départ des 4B : l’actuel  président par intérim Abdelbaker Bensalah, le premier ministre Nouridine Bedoui, le président du conseil constitutionnel Tayeb Belaiz et le président du parlement Mouad Bouchareb. 

Le président du conseil constitutionnel et celui du parlement sont aussi partis.

Il reste les deux autres qui s’accrochent au pouvoir. 

C’est dans ce bras de fer entre le peuple et le pouvoir (lequel perd chaque jour un peu plus du terrain) qu’est intervenue la coupe d’Afrique.

Considérée au début  comme un simple outsider, les victoires successives de l’Algérie ont changé la donne, desserré l’étau autour du pouvoir et permis une union sacrée autour de l’équipe nationale.

Même les slogans des manifestants ont changé : « Le seul B que nous voulons et réclamons c’est Belmadi l’entraineur de l’équipe nationale. »

Dés lors la finale de la coupe d’Afrique prenait des proportions qui dépassaient le cadre sportif et devenait une affaire de sécurité nationale. Si l’équipe perd devant le Sénégal, la colère du peuple sera telle, qu’elle risquerait d’emporter le pouvoir comme un fétu de paille.

En cas de victoire par contre, son effet antalgique et apaisant sur la rue serait providentiel pour les militaires au pouvoir.

La finale devenait ainsi une affaire d’état pris en charge par le président Bensalah lui-même. 

Pendant que le gouvernement Sénégalais se morfond  dans l’expectative  en misant sur Sadio Mané pour apporter la coupe, celui Algérien mobilise Les 13 avions d’air Algérie, les 6 avions de Tassili Airlines, 9 avions militaires et met sur pied un pont aérien pour transporter les supporters, qui par dizaines de milliers se ruèrent vers l’Egypte. 

D’autant que l’entrée du stade est gratuite pour eux, leur gouvernement se chargeant de payer la note.

 Il leur suffit juste de montrer leur passeport Algérien pour entrer.

Objectif : mettre la pression sur l’équipe du Sénégal.

Des sources Egyptiennes rapportées par le journal Dakar Times fait état de ministres Algériens qui se seraient rendus nuitamment au Caire avant la finale pour de discrètes rencontres.

Le refus  d’accorder un pénalty au Sénégal et la jubilation du trio arbitral Camerounais au coup de sifflet final ne font que renforcer les suspicions sur la régularité de la finale.

Les démissions de l’ex président de la FIFA  Joseph Blatter, celui de l’ UEFA Michel Platini pour suspicions de corruption, la défaite de Issa Ayatou de la tête de la Caf pour les mêmes raisons et l’inculpation de l’ancien patron de l’athlétisme mondial, le Sénégalais Lamine Diack montrent à suffisance qu’aujourd’hui la performance n’est plus le seul critère pour remporter des victoires autant dans l’organisation (Mondial Russe et Qatari) que  les compétitions.

Lesquelles se jouent aussi en coulisses.

Et le Sénégal devra en prendre acte s’il veut soulever un jour ce trophée derrière lequel il court depuis prés de 50 ans.

Serigne Mbacké Ndiaye

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