Le Fait du jour – 3e MANDAT EN AFRIQUE : Le véto des Américains

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Le 03 octobre dernier le National Democratic Institute (NDI) des Etats-Unis a organisé à Niamey (Niger) une conférence internationale dont le thème était « le Constitutionnalisme et la Consolidation de la Démocratie en Afrique. » L’objectif central et l’objet réel de cette rencontre a porté sur la problématique du troisième mandat qui semble être devenu une règle dans l’exercice du pouvoir sur le continent. Ouattara en Côte d’Ivoire et Alpha Condé en Guinée en sont une illustration, avec tous les risques que cela fait peser sur la cohésion et la stabilité de ces pays où des élections auront lieu l’année prochaine.

Le Président actuel du Niger Mahamadou Issifou qui a ouvert les débats  s’est engagé dans son allocution à se limiter à son second et dernier mandat comme le veut la Constitution de son pays.

Le NDI de la Fondation Jimmy Carter, ancien président américain, en plus de nombreux constitutionnalistes avaient convié les anciens Présidents Goodluck Jonathan du Nigeria, Ellen Johnson Searlef du Libéria, Nicéphore Soglo du Bénin et Mahamane Ousmane, ancien président du Niger à ce cadre de débats et d’échanges. 

Cette démarche américaine s’inscrit en droite ligne dans celle du Président Barak H. Obama qui soutenait que l’Afrique avait plus besoin d’institutions fortes que d’hommes forts. Et cette rencontre de Niamey est, donc, une nouvelle piqûre de rappel des Américains contre la tentation du 3e mandat.

L’effacement récent du Président Abdoul Aziz en Mauritanie au profit d’un dauphin et sa renonciation à un troisième mandat, malgré l’invite pressante et appuyée de certains de ses partisans, traduit pour beaucoup cette pression américaine.

Cette conférence de Niamey ainsi que le défilé de ces anciens chefs d’Etats comme Goodluck Jonathan ou Ellen Johnson Searlef du Libéria n’a pour but que de démontrer à des « mordus du pouvoir » comme Paul Biya, Denis Sassou Nguessou ou Aly Bongo qu’il y a bien une vie après la présidence de la République et le Pouvoir. 

D’aucuns pensent que l’avertissement des Américains est aussi un signal envoyé à de jeunes dirigeants comme Faure Eyadéma ou Macky Sall.

Nhnews

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