LE FAIT DU JOUR – Esclavage des Enfants : Au Nom de Dieu et de l’Islam

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L’horreur suscitée par les images des enfants enchainés renvoie  indubitablement aux années sombres de la Traite Négrière. Des souvenirs enfouis au tréfonds de notre mémoire collective qui refont brutalement surface comme le magma d’un volcan  en éruption.

Des  images d’hommes, femmes ou enfants enchainés, ligotés menottés qui donnent  une idée du degré de bestialité  qu’un  individu  peut atteindre pour asservir son prochain et le réduire en bête de somme comme un vulgaire animal.

Quatre cent ans  d’Esclavage Transatlantique (les Européens)  et mille quatre cent ans de Traite Tans Saharienne  (les Arabes)  refont  sporadiquement surface comme les spasmes  d’un mouton de Tabaski  égorgé mais pas encore refroidi.

Parler d’anachronisme, serait  un doux euphémisme. Voir en 2019 des scènes qui appartiennent  à la seconde moitié du 17 siècle.

En réduisant les Africains  en esclaves, les Arabes et les Européens  avaient au moins bonne conscience : le Noir est un être inférieur à peine plus évolué  que le singe. 

Il n’y a donc aucun mal à le traiter comme un âne ou un cheval pour des raisons économiques ou domestiques. Les sévices corporels et les abus sexuels ne portent pas non plus à conséquences. 

Au Sénégal, les marabouts reconnaissent aux enfants leur qualité d’êtres humains,

Cela ne les empêche pourtant pas de leur nier leur humanité en adoptant vis à vis d’eux le même comportement que les Négriers Arabes et  Européens. 

En effet, Serigne Mbaye Gueye, le Marabout du dara Mistahoul Mouna qui a été arrêté à Coki pour avoir enchainé ses talibés continue d’avoir le soutien de ses pairs : Il est décrit comme un « enseignant model ».

«  La presse a amplifié les faits. Le maitre coranique a été traité de monstre » déplore un de ses collègues dans le journal l’Obs.

Pire, ils font savoir que cette pratique qui émeut tant l’opinion est banale et courante dans le milieu Coranique : « C’est la volonté de Dieu. Tout le monde sait que cette pratique se fait dans le Dara depuis des décennies. Mettre des chaines à un enfant, c’est juste pour une journée. Après il pourra vaquer à ses occupations. » 

Une pratique si courante qu’elle a généré un bon filon pour les menuisiers métalliques et les forgerons.

La paire de menottes artisanales coute 2 500 f… Le prix peut même baisser à 1 500 f .

De quoi enchainer des milliers d’enfants.

 Au nom de l’Islam.

Serigne Mbacké Ndiaye

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