LE FAIT DU JOUR – Il abandonne son père  seul aux mains de la justice Française : Rappelez à Massata Diack l’honneur de ses ancêtres !

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La démarche chancelante, mais le port toujours altier et l’élégance raffinée, Lamine Diack s’avance dans les couloirs du Tribunal de Paris, indifférent aux  flashes des photographes et à l’œil des caméras braqués sur lui, l’esprit ailleurs.

En effet, ce qui se joue en ce lundi 13 janvier 2020, c’est plus que sa liberté et le contenu de son compte bancaire :

«  On dit que je me refugierais au Sénégal. J’ai un honneur à laver moi ! » Martèlera  t-il à l’endroit du président du tribunal.

Le vieil homme semble beaucoup plus blessé par le refus du tribunal de le laisser rentrer au Sénégal malgré ses promesses de revenir se présenter le jour du jugement que par les accusations de corruption qui pèsent sur lui. 

« Une fois à Dakar, il ne pourra plus être extradé », pense  la justice Française, cause pour laquelle, depuis 4 ans,  une interdiction de quitter le territoire lui a été signifiée doublée d’un contrôle judiciaire.

Les juges Français ne peuvent effectivement pas imaginer que pour cet homme de 83 ans, nourri et pétri de traditions Africaines, le sens de l’honneur est au dessus de tout et que pour rien au monde, il ne se dérobera à la justice et donc à la possibilité de laver son honneur qu’il juge entaché.

«  La mort est la dernière exigence de l’honneur » dit Chinua Achebé dans Le Monde s’effondre

Ce même sens de honneur qui  interpelle doublement Massata Dack.

  • En tant qu’accusé : Il figure dans le même acte d’accusation  que Lamine Diack et 4 autres personnes pour corruption et devait être présent devant le tribunal au même titre que les autres et tenter de laver son honneur comme ses co-accusés.
  • En qualité de fils : Une présence  au tribunal rendue  encore plus obligatoire  par sa qualité de fils de Lamine Diack. L’honneur exige qu’il soit à coté de son père,  quels que soient les risques encourus.

On n’abandonne pas son père  dans l’épreuve, d’autant que si Lamine Diack en est là, c’est en  grande partie  à cause de lui.

Il l’a nommé conseiller de la  Fédération internationale d’athlétisme ( IAAf)  lorsqu’il en était le président, ( 1999 – 2015) lui donnant l’opportunité de s’enrichir à coups de millions d’euros.

Massata Diack a pourtant préféré se terrer à Dakar comme une poule mouillée, laissant son père seul dans les mailles de la justice Française.

En 1848, La mère de Samory Touré, Sokhna Camara fut kidnappée et réduite en esclave par Sory Bourama du clan des Cissé.

Alors âgé seulement de 18 ans, Samory Touré se rendit chez le roi Sory Bourama et s’offrit comme esclave à la place de sa mère.  Celle-ci fut libérée et le jeune Samory resta 7 ans au service du roi.

Les enfants ne sont décidemment plus ce qu’ils étaient.

Pffffff

Serigne Mbacké Ndiaye

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