LE FAIT DU JOUR – Touba sous la coupe des agresseurs : La police a t-elle  abdiqué et rendu les armes ?

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«  Dormez en paix braves gens, la police du roi veille sur vous ! » Cette phrase  rassurante remonte à la nuit des temps, notamment au moyen âge,  quand les policiers faisaient la ronde  la nuit. Ils  déambulaient  dans les venelles  et ruelles  veillant  sur la quiétude des citoyens qui avaient droit au sommeil du juste.

La pègre, le monde interlope, ceux qui se couchent quand le soleil se lève et se lèvent quand le soleil se couche car menant la vie en l’envers  et  puisant leur substance  dans la besace des honnêtes citoyens  trouvaient au travers de leur route, une police  aguerrie et déterminée à protéger les citoyens et leurs biens.

La protection des populations  est en effet l’un  des substratums   du contrat social  qui lie le peuple (qui renonce volontairement à ses droits naturels) et l’état,  qui  assure sa sécurité et sa liberté.

Cependant, au rythme où s’enchainent et s’étrennent les agressions, braquages, vols,  rapts d’enfants  et meurtres à Touba, on est en droit de se demander si le président  de la république a lu le livre   de jean jacques Rousseau.

A moins que la police de Macky Sall, devant l’ampleur de la tache et la puissance de feu de l’ennemi n’ait  décidé d’abdiquer et de laisser les pauvres citoyens  à la merci de gangs qui écument la ville de Touba  parfois en plein jour :

« Le débat public est actuellement orienté  sur le pétrole et le gaz. Je crois pour ma part que la  sécurité des citoyens est la mère des  priorités » se désole Ndèye Ndiaye, une Sénégalaise vivant en Espagne et actuellement en vacances à Touba.

La dame dont la maison a été visitée cette semaine par des voleurs n’en revient pas de s’en  être tirée à si bon compte.

En entendant du bruit en pleine nuit, elle n’a  pas hésité à ouvrir la porte  de sa chambre et à crier, faisant réagir trois ombres qui ont  aussitôt escaladé le mur avant de disparaître dans le noir.

«  Le plus navrant, c’est l’inertie des policiers et leur absence de réactivité.  Et s’ils consentent à venir, c’est des heures plus tard, quand le mal est déjà fait et les voleurs loin.  Il n’ y a pas  une  seule des maisons avoisinantes qui n’ait  été visitée par les voleurs. Mais  le plus hallucinant, c’est le kidnapping dont  les enfants sont  victimes. Pas un seul jour sans qu’un enfant ne disparaisse.  En effet, il est plus facile de kidnapper un enfant à Touba que d’attraper un coq. Le gallinacé  au moins peut caqueter et alarmer le voisinage.  La  sécurité doit être la  priorité pour Macky Sall. Nous vivons dans l’angoisse et la peur à Touba » s’alarme Ndéye Ndiaye, avant de laisser tomber dépitée :

«  Je me fais beaucoup de soucis pour le Sénégal. »

Serigne Mbacké Ndiaye

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