Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Législatives anticipées : Un pari pas toujours gagné

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En sus des élections locales prévues toujours en 2019, le président Macky Sall pourrait dissoudre l’assemblée nationale et provoquer des législatives anticipées, comme le lui permet la loi à partir de juillet 2019. 

Une décision qui aurait deux avantages :

Elle lui permettrait de rendre plus homogène sa majorité, en faisant plus de place aux membres de l’APR, qui se sont toujours sentis floués. Elle lui permettrait surtout d’avoir une accalmie électorale de cinq ans, du fait de la durée des mandatures. L’année 2019 serait ainsi une année d’élections générales, avec les présidentielles au mois de février, les locales et les législatives anticipées, plutôt que de les avoir en 2022, en sus des présidentielles en 2024. 

Nous étions ainsi sur Nhnews, les premiers à avoir soulevé l’idée de législatives anticipées, et ceci dés le 3 août 2018.

Donc bien avant les présidentielles du 24 février 2019.

Un sujet actuellement sur le devant de la scène politique et médiatique. 

Cependant, avec le recul et surtout, à l’étude du processus électoral et des résultats des présidentielles, ce n’est pas gagné d’avance pour Macky Sall, si jamais il se laissait séduire par cette idée.

En effet, rien n’indique qu’il retrouvera la majorité dont il dispose actuellement à l’assemblée, et qui lui permet de dérouler son programme sans coup férir.

Le président Français Chirac l’a appris à ses dépens.

En effet, en Avril 1997, le président Jacques Chirac décide de dissoudre l’assemblée où il est  pourtant largement majoritaire.

En effet, son gouvernement qui doit voter un budget de rigueur pour répondre aux critères de Maastricht qui imposent un déficit sous la barre des 3%, sait qu’il risque alors de perdre les législatives qui doivent avoir lieu en 1998.

Alors au sommet de sa popularité, Jacques Chirac décide de provoquer des élections anticipées afin de pouvoir mener à bien les mesures impopulaires qu’il devait prendre.

Des législatives menées sous la houlette d’Alain Jupé, alors premier ministre. 

Lequel perd les élections et son poste.

Lionel Jospin, leader de la Gauche Plurielle débarque à Matignon.

 C’est le début de la troisième cohabitation de la Ve République. 

Avec des opposants aussi pugnaces que Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Pape Diop, Gackou… et des électeurs aussi frustrés, ces législatives anticipées risquent de se muer à un second tour de la présidentielle,  et ouvrir les portes d’une première cohabitation au Sénégal.

Serigne Mbacké Ndiaye 

Laisser un commentaire