Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

L’Histoire du Sénégal est-elle réductible à celle des Familles Religieuses ?

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pour saugrenue qu’elle parait, la question  n’en recèle  pas moins une certaine pertinence et mérite  d’être posée.

A l’aune des menaces  qui fusent de capitales  religieuses, l’on est en droit de se demander s’il n’y a pas escroquerie sur la marchandise, et qu’en lieu et place de l’Histoire Générale promise, Iba Der Thiam et ses collègues  ne soient  en train de nous servir des biographies des Figures Religieuses  du Sénégal.

Parce que l’intitulé correct du Projet est   « L’Histoire Générale du Sénégal, des Origines à nos Jours », ce qui induit  des siècles et des siècles d’une vie commune à sauver  de la falsification, modelage et réécriture du colonisateur.

Un projet  salutaire  et titanesque  qui aurait dû recevoir l’onction et le soutien  de tous, mais que certains, reclus dans leurs réduits confrériques et claniques  voudraient  circonscrire  à la gloire de leurs  aïeux sans qui le monde ne serait pas le monde.

Iba Der Thiam et ses collègues ne prétendent ni à l’omniscience, ni à l’infaillibilité.

Leur travail est perfectible.

Ceux qui y décèlent des erreurs ou des manquements peuvent les saisir par écrit  afin  que  des corrections puissent être apportées s’il y a lieu, lors de rééditions des volumes.

Les propos aigre-doux  entre  Khalifa Niass et certains dignitaires de Tivaouane, les menaces de poursuites judiciaires brandies par les lébous et celles venant de la Communauté Layenne toujours contre l’historien ne font pas honneur à leurs auteurs, encore moins à ceux au nom de qui  ( Baye Niass, El hadji Malick, Limamoulaye) ils sont formulés.

Ces derniers ont cohabité en des temps autrement plus troubles, car confrontés au colonisateur  et l’ambition qu’avait chacun de voir prospérer sa confrérie ou son idéologie.

Cela ne les a pas empêchés de développer des relations fraternelles et de jeter les bases d’une coexistence pacifique de tant de familles religieuses sur un territoire aussi restreint que le Sénégal.

Leurs descendants devraient s’évertuer à pérenniser le Legs plutôt que de le mettre en péril.

Serigne Mbacké Ndiaye      

%d blogueurs aiment cette page :