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Lonase , Pad, Coud, la  Poste, Artp…. D’hier à aujourd’hui : le politique continue de tenir le gestionnaire en respect • Par S Mb. Ndiaye

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La Poste dont la gestion par l’Apériste Ciré Dia est décriée autant par les travailleurs que le Fmi, n’est  que la énième entreprise ou société nationale sacrifiée sur l’autel d’ intérêts politiciens. En vérité l’histoire politique du Sénégal en  est jalonnée.

Le cas de l’ Office Nationale de Commercialisation et d’Assistance  au Développement,  l’Oncad est encore frais dans certaines memoires. Cet établissement censé accompagner les paysans et qui sera l’otage des pontes du Parti Socialiste, du président Senghor,  alors au pouvoir.

Que dire de celui du  Centre des Oeuvres Universitaires de Dakar, le Coud ?

Tous ceux qui ont été étudiants du temps de Sada Ndiaye, se rappellent encore des cars Ndiaga Ndiaye qui deversaient  des flots ininterrompus de ressortissants du Fouta, région dont le directeur était originaire. Des parents et militants du Parti Socialiste du président Abdou Diouf, qu’il fallait caser au mépris des règles minimales de bonne gestion. Un népotisme indicible, doublé d’une politisation éhontée,   qui conduira à la faillite du Centre des Oeuvres Universitaires de Dakar, dont le but , gérer le quotidien des étudiants était détourné et mis au service d’intérêts politiques. Son incapacité à  faire face à ses obligations sera à l’origine de  la grève des étudiants en 1994, sanctionnée par une année blanche et une privatisation des restaurants universitaires.

Un même mode de gestion qui sera adopté par un de ses successeurs, Iba Gueye, alors maire de M’ backé qui déversera lui aussi des milliers de proches et de militants du Parti  Démocratique Sénégalais  du président Abdoulaye Wade entre-temps arrivé au pouvoir.

La Loterie Nationale Sénégalaise ( Lonase) ne connaîtra pas meilleur sort.

Les gains aux souscripteurs et les bénéfices à la nation,  clame ladite société. Elle a plutôt servi de vache à lait aux différents régimes qui se sont succédés à la tête du pays. Selon ses statuts, la Lonase ( qui dispose du monopole des jeux sur toute l’étendue du territoire )  doit distribuer 60% des sommes collectées aux joueurs, les 40% permettant de suppléer parfois l’état dans le domaine social ( éducation,  santé, culture, sport. …)

Ladite société servira plutôt de source de liquidités pour financer les activités du parti au pouvoir, ou pour s’enrichir.

D’où les scandales qui ont émaillé son histoire.

Cheikh Kanté ( cadre de l’Apr ),  essuiera les mêmes critiques dans sa gestion du Port Autonome de Dakar.

Malgré les changements  de présidents ( Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall), de régimes ( socialiste,  libéral ), les alternances ( l’an 2000, 2012 ), il n’y a jamais eu de rupture dans la gestion des  entreprises nationales, établissements publics ou semi publics. Les moeurs sont demeurées les mêmes. Le politique a toujours finit par l’emporter sur le gestionnaire, même si ceux à qui on a confié ladite gestion sont des administrateurs civils. Une gestion opacte et partisane, mue par des réflexes politiciens, qui a mis en faillite  la presque totalité des société nationales et qui explique les Politiques d’ Ajustement Structurel imposées à parir  des années 80 par les institutions de Bretton Woods.

S Mb. Ndiaye