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Modernisation des Daaras : “Attaquer le mal à la racine”

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Premier invité de la rédaction de sendaaras.com, Mamadou Mbodji Diouf, Coordonnateur du Projet d’appui à la modernisation des daaras a décliné sa feuille de route en soutenant que l’objectif de sa structure qui est logée au niveau du ministère de l’Éducation nationale, est la diversification de l’offre éducative par les daaras.

“Le PAMOD, dira t-il, est structuré en cinq composantes. La première composante concerne l’amélioration de l’accès à l’éducation à travers les daaras”. Déjà, renseigne M. Diouf, 64 daaras ont été construits et équipés dont 32 publics et 32 non publics. Les 32 daaras non publics étant des daaras traditionnels qui doivent être modernisés.

Ces daaras modernisés vont contribuer ainsi à réduire la précarité qui sévit dans ce sous-secteur. Quid des enfants talibés ?

Pour le Coordonnateur du PAMOD, “il ne s’agit pas de s’attaquer à la question de la mendicité de front. Les enfants retirés ainsi de la rue vont atterrir probablement dans les centres de sauvegarde et d’autres vont venir prendre leur place. Il faut attaquer le mal à la racine en changeant les paradigmes et faire évoluer l’environnement des daaras.

Il y a un contexte, un cadre qui ne colle pas avec la précarité affichée par ces mendiants. Quand un seul daara est modernisé à hauteur de 150 millions de frs par le gouvernement avec l’appui de la BID, avec toutes les commodités d’usage, il est impensable d’y mettre des enfants en haillons. Le cadre va déterminer le comportement et tout concourt à la disparition de cette précarité dans les écoles coraniques”.

Et de poursuivre : “Je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir deux types d’enfants sénégalais. D’un côté, ceux-là qui, pour étudier, quittent chez eux ou sont en internat, bien habillés, mangent bien, étudient et rentrent chez eux ou restent en internat. Cette même situation devrait exister aussi pour les enfants des daaras d’où le concept de daara moderne. Ce seront maintenant des enfants qui seront dans les daaras modernes comme internant ou comme externant et l’environnement sera tellement assaini que ces enfants n’auront plus besoin de penser à la mendicité. Le processus sera accompagné financièrement. Pour ce qui est des enseignants, ce ne sera plus le bénévolat même pour les daaras modernes non publics. Ils seront rémunérés et contractualisés. L’État fera une partie et le propriétaire du daara fera l’autre. Pour ce qui est des daaras publics, le problème ne se posera pas puisqu’ils seront des fonctionnaires affectés au ministère de l’Éducation nationale.

Une fois ce modèle des daaras modernes institué, par un processus de mimétisme, les daaras traditionnels en attente d’être modernisés vont le copier à travers le curriculum d’enseignement”.

Le coût global du projet est, selon M. Diouf, de 10.032.000.000 F CFA dont 7 milliards pour la construction et les équipements.

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