Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Mort de Fallou Sène: sur les traces des coupables

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce 15 mai 2019 marque le premier anniversaire de la mort de Fallou Sène. L’étudiant a été  tué l’année dernière au cours d’une intervention de la gendarmerie au campus de l’université Gaston Berger de Saint Louis.

Privés de leurs bourses d’étude, l’instinct de survie les avait conduits, lui et ses camarades, à décréter  un mot d’ordre qui consiste à se restaurer sans débourser de l’argent. Ce qui avait poussé les autorités universitaires à demander l’intervention des hommes en bleu.

Le pire n’a pu être évité puisqu’une fois de plus un étudiant a payé cet affront au prix de sa vie. Alors que sa famille, ses proches et les défenseurs des droits de l’homme réclament justice, le dossier est au point mort alertent les avocats de la victime. Pourtant, les choses ont semblé s’accélérer au début. L’autorité ayant promis de faire la lumière sur cette affaire. Le ministre des forces armées avait même donné la piste des tueurs. Par contre, les choses ne sont pas aussi évidentes.

« Le commandant des opérations étant encerclé a senti que ses hommes étaient en danger et il y a eu une réaction qui a causé la mort de l’étudiant Fallou Sène ». La déclaration d’Augustin Tine a fait polémique au sein de la gendarmerie. Certaines voix autorisées ont tenu, en toute discrétion, à démentir toute responsabilité du commandant  des opérations dans cette affaire. « Comment peut-il être coupable s’il n’était pas dans le lieu des opérations », s’est-on empressé de dire. Un fait qui prouve qu’il y a encore un pas à franchir avant de pouvoir situer les responsabilités dans cette affaire. Toutefois, l’État n’est pas exempt  de toute reproche.

Si les bourses avaient été payées à temps, Fallou Sène serait toujours en vie. De ce fait, le ministère de l’Économie a une grande part de responsabilité dans cette affaire pour n’avoir pas su trouver la bonne formule. Les bourses étant payées par Ecobank qui n’est pas au mieux de sa santé financière. Les responsables de l’UGB de même que le ministère de l’enseignement supérieur ont aussi failli dans la mesure où elles auraient pu trouver une solution moins radicale pour faire face au mot d’ordre des tickets gratuits.

Omar Ndiaye

%d blogueurs aiment cette page :