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Notre Drame du Sénégal!

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L’incendie qui a ravagé notre Dame de Paris ce 15 avril 2019, au-delà du drame, est plein d’enseignements.

• l’extrême fragilité de l’homme et de ses réalisations, qu’il croit à son image, immortelles.

Un édifice de 800 ans, qui a survécu à tant de guerres et de révolutions, et qui a failli pourtant partir en fumée en quelques heures.

Vanité des vanités, tout n’est que vanité (ecclésiaste 1-2).

• Le pouvoir fédérateur et rassembleur des symboles de la nation.

Tout un pays statufié et regardant le cœur meurtri, la vielle Dame se consumer, et près d’un milliard d’euros réunis en deux jours pour lui rendre son lustre.

Cependant, la principale leçon que nous autres Sénégalais (surtout ceux qui nous dirigent) pourrions en tirer, ce sont les ressorts qui ont conduit à son sauvetage.

En effet, les sapeurs-pompiers nous l’ont appris :

Le feu était d’une telle ampleur, qu’à 15 minutes près, la Cathédrale était perdue. Comment le miracle a-t-il pu avoir lieu ?

C’est l’un des hommes du feu (même si c’est une femme) qui apportera la réponse :

S’ils ont pu circonscrire le feu à temps, surtout dans un édifice à l’architecture aussi complexe (il a été construit au 12e siècle), c’est parce que pendant des années, ils avaient effectué des exercices d’extinction d’incendie dans la cathédrale, et qu’ils maitrisaient donc parfaitement la typographie de l’édifice.

La femme qui faisait partie des primo arrivants, a raconté comment, lourdement harnachés, ils ont emprunté les escaliers en colimaçon, larges de seulement 60 cm sans perdre une seule seconde pour s’attaquer au brasier pendant une heure, en attendant l’arrivée des équipes mieux outillées.

Une politique de prévention du drame, afin de l’éviter, et le cas échéant, limiter les dégâts.

Voilà ce qui a sauvé Notre Dame de Paris.

Au Sénégal par contre, l’état préfère l’émotion et la polémique qui suivent la catastrophe, à la prévention qui aurait pu permettre de l’éviter ou la juguler.

Plus d’un millier de morts avec le bateau diola et des marchés qui flambent à tout bout de champ.

Ils étaient même obligés d’abattre un pauvre rhinocéros, parce que ceux dont la raison d’être est justement de le protéger( les gardes forestiers) n’avaient pas prévu de se doter de moyens pouvant le neutraliser, afin de le remettre dans son milieu, et donc de le sauver.

Serigne Mbacké Ndiaye