Ousmane Tanor Dieng et les retrouvailles Socialistes : Du rêve au cauchemar

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« Le dialogue est entamé au Parti Socialiste. Nous y invitons Khalifa Sall. Il faut rassembler tous ceux qui le souhaitent pour mener les combats futurs ensemble. » 

Ce fut l’appel solennel de Ousmane Tanor Dieng, lors de la cérémonie non moins solennelle de prestation de serment du président Macky Sall le 2 avril 2019 au centre des expositions  de Diamniado.

Une  initiative visant à agréger et  conglomérer les éléments disparates, voire antinomiques de la large famille, mais qui risque de finir en eau de boudin à en juger par les fissures de plus en plus visibles dans l’édifice Socialiste.

En effet, après le refus poli de Moustapha Niass et celui dédaigneux de Barthélemy Dias, portant la parole de Khalifa Sall, c’est au sein même de son propre réduit que la terre est en train de trembler.

Il y eut le départ fracassant de Me Bocar Thiam, maire de Ourossogui qui estime que : «  Un parti politique doit pouvoir convaincre les personnes, les gens qui veulent faire de la politique et qui veulent y adhérer, avoir ce rôle d’aspirateur qui puisse lui permettre  de convaincre des citoyens de venir militer et massifier le parti. Mais vu les actes qui sont posés, le Ps n’est plus attractif. »

La naissance ce 13 mai 2019 d’un «  Front pour la vérité et la justice au Ps » apparaît comme un pas de plus dans le processus de délitement et de déstructuration du parti. 

Dirigés  par  Abdoulaye Galo Diao, membre du Bureau politique, les initiateurs de la  fronde  dénoncent «  la confiscation de l’intérêt général »  et portent à la connaissance de l’opinion que «  des responsables membres des instances de base et de direction du Ps sont en train d’organiser une grande résistance à l’intérieur et à l’extérieur du parti socialiste, en vue de mettre fin à cette conspiration inédite, à travers un front dénommé : Front pour la vérité et la justice au Ps. »

Alors que la maison craquelle de toute part, Ousmane Tanor Dieng,  imposé à la tête du parti en 1996 par le président Abdou Diouf lors d’un Congrès sans débat,  reste aphone depuis son départ en France pour des raisons obscures.

Serigne Mbacké Ndiaye

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