Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Paradoxe de l’affaire des 94 milliards : La politique tient la justice en l’état

Partager
  •   
  •   
  •   
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Le pénal tient le civil en l’état », est un vieil adage du Droit Français, qui signifie que quand il y a télescopage, le procès civil doit être   suspendu en attente du jugement pénal. 

Dans l’affaire du titre foncier 145/R,  portant sur la somme de 94 milliards opposant Ousmane Sonko au directeur général des impôts et Domaine Mamour Diallo, on retrouve  la même question de primauté.

« Mamour Diallo a détourné 94 milliards et je vous annonce  qu’il a déjà encaissé 46 milliards », accuse le leader de Pastef, en ajoutant détenir les preuves de ses allégations et les met à la disposition du procureur de la république.

Des propos réfutés par le DG des impôts et Domaines.  

Entre la  politique et la justice, qui doit avoir la priorité pour faire éclore la vérité ? 

En principe, l’affaire devait revenir au procureur de la république comme le souhaite d’ailleurs l’accusateur, Ousmane Sonko.

Paradoxalement, la mouvance présidentielle préfère la traiter elle même  à travers son groupe parlementaire qui a mis sur pied une commission d’enquête uniquement constituée de députés Benno Bokk Yacaar, ceux de l’opposition et les non inscrits se refusant à y participer. 

«  C’est de l’enfantillage. Je ne répondrais qu’au procureur, s’il décide d’ouvrir la plainte que j’avais déposée », dit Ousmane Sonko.

Le député de la mouvance présidentielle Abdou Mbow, par contre balaie toute saisine de la justice.

«  Ousmane Sonko est libre et l‘assemblée n’est pas la police. (…) Si l’assemblée nationale qui est un lieu de débat par excellence, convoque un parlementaire pour qu’il vienne donner les raisons  de sa déclaration et que ce dernier refuse de déférer, c’est le tribunal de l’histoire qui va le juger. »

Le député Apr reconnaît donc que l’assemblée n’est pas une police, or l’affaire tombant sous le coup de la corruption et de l’enrichissement illicite, relève manifestement de la police.

Enfin, ce que les citoyens attendent, ce n’est point le jugement de l’histoire, mais celui du tribunal.

Serigne Mbacké Ndiaye

%d blogueurs aiment cette page :