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PARRAINAGE : Le Conseil Constitutionnel entre en scène

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Les jeux sont faits. Le greffe du Conseil Constitutionnel a clos le 26 décembre à minuit le dépôt de la liste des parrains exigés pour l’acceptation ou non d’une candidature à l’élection présidentielle.

Cette clause la plus contraignantes des huit (08) préalables exigés (entre autre, la caution, le casier judiciaire, etc.) n’aura donc été respectée que par une vingtaine de candidats sur plus de cent quarante (140) ayant retiré les formulaires auprès de la Direction Générale des Elections (DGE).

Il ne reste maintenant plus qu’à attendre le verdict de cette Institution, qui après examen et tri des signatures, en plus des sept (07) autres obligations à respecter, devrait livrer la liste des candidatures retenues.

Un premier constat est à observer.

L’obligation de parrainage citoyen que l’on a expliqué lors de son adoption par une volonté d’éviter des candidatures fantaisistes et une floraison d’offres présidentielles sans réel poids politique ou social n’a point empêcher une overdose de prétendants.

Pour la première fois d’ailleurs, le Sénégal va observer plus qu’une quinzaine de candidatures présidentielles. Pour rappel, en 2012, il y en avait eu que quatorze (14) soit deux (02) de plus que 2007 et encore moins en l’an 2000.

Néanmoins, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la vingtaine de candidatures pour 2019 soumises à l’examen du Conseil Constitutionnel ne seront pas toutes retenues. Y’en aurait-il autant qu’en 2012 ou beaucoup plus encore ?

Peut-être moins qu’en 1993 avec seulement neuf (09) prétendants ou en 1983 avec quatre (04) candidats présidentiels ?

Une chose notable s’observe cette fois-ci. L’augmentation de prétention d’un leadership féminin avec deux (02) à trois (03) candidatures dont celle certaine de Me Aïssata Tall Sall et Aïda Mbodj, toutes deux députés à l’Assemblée Nationale. Si elles passent le cap de la sélection par le Conseil Constitutionnel, il sera intéressant de voir le comportement de l’électorat féminin avec ces femmes qui s’offrent à la direction des Affaires publiques.

Autre fait notable de cette étape des dépôts est le constat que les déçus et les défénestrés du régime de Macky Sall que sont Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall sont là pour tenter de le bousculer et mieux lui faire perdre sa place et le remplacer.

La difficulté pour ces deux-là va être de dénoncer un Président sortant dont ils sont comptables d’une partie du bilan pour avoir servi à ses côtés comme ses collaborateurs.

La galaxie des Wadistes ou plutôt des Sopistes est aussi présente même si elle est éclatée avec des candidatures comme celle de Adjibou Soumaré, ancien Premier Ministre, Pape Diop, ancien Président du Sénat, Madické Niang, ancien Ministre, Aïda Mbodj, ancien Ministre, Idrissa Seck, ancien Premier Ministre sans oublier le cas Karim.

L’objectif de tous ces candidats sera de barrer la route à Macky Sall. Désunis comme ils sont, pourront-ils lui porter un coup de grâce ?

Une chose est néanmoins sûre, en plus de Bougane Gyeye, et de Pierre Goudiaby, ces candidatures issues du Sopi vont prendre des parts de voix au candidat de Benno dans l’électorat laissé en jachère par Me Wade à Touba et parmi les derniers résistants du Sopi.

C’est à partir du 12 janvier prochain que beaucoup d’inconnus et des questions liées à la présidentielle du 24 février vont commencer à s’éclairer avec la publication des candidats retenus pour aller à l’assaut du Palais de la République.

Kalidou Souaré

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