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PETROLE : La gueule de bois des pays africains

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Le Gabon vient de prendre un train de mesures drastiques pour la réduction du train de vie de l’Etat. Ce pays, qui passait jusqu’à une période récente pour l’un des plus riches du continent à cause de son pétrole, vit des moments difficiles depuis que les cours de l’or noir ont commencé à baisser sur le marché international.

Le Président Ali Bongo, encore sous le choc d’une réélection calamiteuse et qui a installé son pays dans la tourmente depuis trois ans, joue une partie difficile avec cette nouvelle politique d’austérité qu’il veut imposer à son pays.

Seulement voilà, le Gabon est au bord de la banqueroute et se doit donc de revoir son train de vie sous peine de voir son économie s’effondrer et le pays plonger dans la tourmente sociale et politique. Cette passe difficile que traverse le Gabon est une situation que connaissent pratiquement tous les autres pays africains producteurs de pétrole.

Son voisin immédiat, le Congo Brazzaville fait face, lui, à des difficultés encore plus grandes et n’arrive même plus à faire face au remboursement de sa dette. Le Président Sassou Nguesso, réputé pour être un des dirigeants africains parmi les plus riches et les plus dépensiers, a été obligé de revoir, lui aussi, le budget de son pays et de procéder à des coupes sombres sur de nombreux chapitres de dépenses afin de respecter les critères de la Cemac et de la Beac.

Pour obtenir un concours du Fonds Monétaire International (FMI), l’autocrate qui dirige Brazzaville d’une main de fer et qui a enrichi sans gêne sa famille et son clan, s’est vu contraint et forcé d’accepter de revenir à une meilleure orthodoxie budgétaire et surtout de cesser de voir les recettes pétrolières du Congo comme étant sa propriété exclusive.

Son comparse Téodoro Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale qui était depuis près de deux décennies la coqueluche et le plus fréquenté des autocrates pétroliers du Golfe de Bénin par une faune interlope d’affairistes, de trafiquants et d’aigres-faim africains et européens, a, lui aussi, mis un genou à terre avec la baisse drastique des recettes pétrolières de son petit pays.

Tout comme Bongo et Sassou Nguesso, Obiang Nguema, lui aussi, a mis en place une politique d’austérité qu’il a beaucoup de mal à faire accepter à sa population et à ses partisans qui ne comprennent pas que toutes les richesses du pétrole comptabilisées depuis près de quatre décennies n’aient pu permettre la mise en place de réserves qui auraient permis d’atténuer les baisses des revenus actuels.

En Angola, les conséquences de cette baisse des revenus pétroliers sont encore plus sévères. Le système Dos Santos s’est effondré et le nouveau Président Jao Lourenço, tout en instaurant l’austérité a mis en application une nouvelle politique luttant contre la corruption et les détournements, caractéristiques principales des années Dos Santos.

Cette opération main propre a, d’ailleurs, conduit au limogeage de leur poste respectif à la tête de la Cenag (Société Nationale de pétrole) et de la Société Nationale d’Investissement la fille et le fils du Président Dos Santos connus comme étant les deux milliardaires les plus prospères du pays.

Résultat de recherche d'images pour La baisse des cours du pétrole semble avoir poussé à l’effondrement à défaut de la ruine tous les pays du continent qui avaient opté pour une totale dépendance de leur économie sur l’or noir au lieu de procéder à une diversification.

La baisse des cours du pétrole semble avoir poussé à l’effondrement à défaut de la ruine tous les pays du continent qui avaient opté pour une totale dépendance de leur économie sur l’or noir au lieu de procéder à une diversification.La baisse des cours du pétrole semble avoir poussé à l’effondrement à défaut de la ruine tous les pays du continent qui avaient opté pour une totale dépendance de leur économie sur l’or noir au lieu de procéder à une diversification.La baisse des cours du pétrole semble avoir poussé à l’effondrement à défaut de la ruine tous les pays du continent qui avaient opté pour une totale dépendance de leur économie sur l’or noir au lieu de procéder à une diversification.

Le Nigéria et l’Algérie, deux géants du continent traversent des périodes extrêmement difficiles pour leurs finances publiques. Ces deux géants africains, au vu de leur taille géographique, mais aussi de leur capacité de production énergétiques, ont toujours tiré des recettes confortables de l’or noir et du gaz.

Pour le Nigéria, cela avait conduit l’Etat fédéral à miser plus sur ses performances de production pétrolière au détriment des autres secteurs de l’économie nationale comme l’agriculture et l’industrie. La baisse des cours mondiaux de pétrole a donc précipité le pays dans une récession qui a fortement ébranlé les bases de son économie qui l’avaient pourtant hissé au rang de première puissance économique du continent devant l’Afrique du Sud et l’Egypte.

Aujourd’hui, le Nigéria a procédé à une diversification en appliquant une politique d’optimisation de son agriculture pour en faire une nouvelle locomotive économique devant le pétrole.

L’Algérie, qui avec le gaz et le pétrole, avait fortement augmenté ses recettes au point d’avoir des réserves de changes estimés à cent milliards de dollars américains, déchante depuis que les cours du pétrole sont à la baisse. Ce géant du Maghreb et du Monde arabe est même contraint, aujourd’hui, de procéder à des emprunts sur le marché monétaire international pour boucler son budget public.

Et cette diminution des recettes du pétrole a un impact négatif sur le corps social du pays avec le réveil du front social et syndical.

Ce qui fait, d’ailleurs, craindre à certains analystes une explosion sociale qui pourrait sonner le glas du pouvoir politique actuel dans ce pays.

Les temps ont changé donc et l’époque où les pays africains producteurs de pétrole et de gaz tenaient le haut du pavé sur le continent semble être bien révolue. Tous les pays qui avaient misé sur le tout pétrole sont contraints aujourd’hui de passer par des politiques d’ajustement et d’austérité menaçant ainsi leur propre stabilité.

Il serait donc fortement judicieux d’en tirer toutes les leçons pour le Sénégal avant le démarrage des extractions de notre pétrole.

A défaut, comme le Gabon, le Congo ou le Tchad de Idriss Deby, le pétrole pourrait nous créer plus de problèmes qu’il ne nous procurerait des recettes. L’Etat ne devrait pas profiter des recettes du pétrole pour augmenter son standing de vie et l’économie nationale aurait trop à perdre d’être trop dépendante de l’or noir.

Abdoulaye Bamba DIALLO

Une pensée sur “PETROLE : La gueule de bois des pays africains

  • 11 novembre 2018 à 9 h 38 min
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