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Pétrole, mandat: quand Macky s’inspire de Wade

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Le régime de Macky Sall a fait montre de légèreté en approuvant le contrat de recherche et de partage de Petrotim. Toutefois, il n’est pas le seul coupable dans cette affaire. Maître Abdoulaye Wade est aussi responsable. Le régime de la première alternance est à l’origine de l’octroi du permis d’exploration. C’est Pierre Goudiaby Atépa et Samuel Sarr qui ont joué les entremetteurs. Karim Wade leur a facilité la tâche. Ainsi, c’est tout un système politique qui doit être remise en cause. Les libéraux s’étant passés d’un rapport de l’IGE. 

Les mêmes reproches faîtes à Macky Sall dans l’affaire Petrotim pourraient aussi être faîtes à Abdoulaye Wade. L’ancien régime n’avait pas besoin d’enquêter trop longtemps pour se rendre compte que Frank Timis est un individu peu recommandable. Pourtant selon les dires du milliardaire, c’est le pape du sopi qui a demandé à son fils de signer le contrat entaché d’irrégularité.

Les germes de la corruption 

Le système politique sénégalais a été conçu de tel sorte que le président de la République puisse avoir les coudées franches. La crise politique de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia a aidé à légaliser une telle perception des choses. Alors que depuis quelques années le pouvoir des partis politiques a tendance à s’effriter. La durée de la coalition Benno Book Yakaar dans le temps tente à le prouver. Ce qui oblige un président de la République à tenir compte de l’avis de ses alliés du moment. Sinon, il est obligé dans chercher d’autres. Au risque d’être minoritaire puisqu’un parti n’est en mesure de gagner à lui seul une élection au Sénégal depuis l’avènement du régime libéral. C’est ce qui est à l’origine du projet controversé du ticket présidentiel de maître Abdoulaye Wade.

Les ambitions d’un président 

Le pape du sopi a échoué dans son entreprise. Les sénégalais se sont opposés à sa réforme qui a voulu instaurer un poste de vice-président… Mais, son successeur est parti sur les mêmes bases. Le vote de la loi sur le parrainage a permis au régime d’être en mesure de choisir les personnalités qui vont concourir à une élection. Fondamentalement, il a obtenu ce que recherchait son prédécesseur. C’est à dire augmenter les chances d’un président sortant d’être réélu. Pour qu’il soit moins dépendant de ses alliés. La suppression du poste de premier ministre contribue à renforcer les pouvoirs du président. Le contrôle de ses actions  n’étant pas dans les prérogatives de l’Assemblée nationale. Les députés sont réduits donc au rôle de simples faire-valoir. 

Alors que d’aucuns continuent à leur prédire un 23 juin, Macky Sall a réussi à légitimer son deuxième mandat. L’essentiel des partis de l’opposition ayant répondu à son appel au dialogue. En outre, il a trouvé un système qui lui permet d’agir à sa guise. Le cas contraire, il a la latitude de changer les textes. Sinon, il peut contourner les règles. En effet, l’administration a tenté de jouer son rôle. Mais, l’état n’a pas tenu compte de l’avis de l’IGE dans l’affaire Petrotim. Ce qui tend à affaiblir les corps de contrôle au profit d’un groupe d’individus. Le rapport des inspecteurs d’État étant rendu secret jusqu’à ce que le président décide de le déclassifier. 

Le seul souci du régime de la deuxiéme alternance durant les prochaines années sera d’assurer ses arrières en essayant de faire élire après lui quelqu’un ne sera pas tenté de le poursuivre. Tous les conditions sont réunies pour que Macky Sall arrive ses fins. Et NHnews a appris qu’un troisième mandat ne serait pas de refus pour notre cher président. Comme Wade, Macky préparerait aussi sa succession. 

Omar Ndiaye

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