Pillage de nos biens culturels : Quand le photographe de Macky perpétue l’œuvre de De Gaule et jacques Foccart

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Au moment où la problématique du retour de nos œuvres culturelles et cultuelles volées par la France et exposées dans ses musées se pose avec beaucoup d’acuité, le pillage de notre patrimoine se fait de plus belle, par d’autres moyens.

La nomination en 2017 du Français Lionel Mandeix comme photographe attitré du palais de la république ( comme si un Sénégalais était indigne de ce poste) a ouvert les archives du palais de la république à ce dernier, qui ne se gène pas de profaner notre patrimoine culturel, en publiant sur sa page Facebook des photos tirées de ces archives, notamment le discours du président Senghor à l’assemblée nationale de la république Bolivarienne de Venezuela, la visite du président Senghor au Mexique, celle du président Abdou Diouf en Chine en 1984, le président Abdou Diouf face à la presse à l’ Elysée en 1981, la visite de l’impératrice d’Iran Farah Pahlavi en 1976, la campagne électorale du président Senghor en 1978, la visite de l’empereur Hailé Sélassié 1er à Soumbédioune au début des années 60, le vote du président Senghor à l’élection présidentielle de 1963, la visite du président Malien Modibo Keita en 1966, la visite du président Guinée Sékou Touré au début des années 60, le voyage officiel du président Senghor en Espagne le 13 octobre 1978, les images du président Luis Cabral à Dakar le 22 septembre 1978, l’inauguration de la Sicap Hlm le 11 octobre 1979 avec Bruno Diatta et Khady Diouf…

Des photographies uniques, un trésor inestimable que peu de Sénégalais ont eu l’occasion de contempler et qu’un Français lambda peut se permettre d’exposer sur sa page Facebook comme si elles étaient son œuvre.

Un exemple typique de mélange de genres entre activité professionnelle (Photographier le président) et vie privée (Les réseaux sociaux)
On peut se demander si un Africain peut avoir aussi facilement accès aux archives du palais de l’Elysée, et surtout de jouer avec.

Le complexe d’infériorité a décidemment de beaux jours devant lui.

Serigne Mbacké Ndiaye