PIT/Sénégal – Secrétariat du Comité Central (1er Mai)

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Malgré tout, une grave crise continue de vicier le climat social dans la Fonction publique, notamment dans les sous-secteurs de l’Education et de la Santé publique. Au niveau de l’éducation nationale, le service public est mis en péril par le recours systématique à la grève.

En effet et selon les remontées d’informations, la grève actuelle des enseignants génère un déficit moyen de 10 à 12 heures hebdomadaires, soit 48 heures mensuelles, parasitant le processus d’enseignement apprentissage. En données constantes, il s’agit de 144 heures perdues pour 3 mois !

Ainsi, au regard des 403 heures dues pour le second semestre conformément au décret pertinent en la matière, il ne restera que 259 heures ou environs 2 mois de cours effectifs. Ce qui, pour dire le moins, ne facilite pas de bonnes conditions de transmission de connaissances.

Or, c’est la demande d’augmentation de l’indemnité de logement et les rivalités entre les syndicats d’enseignants, pour la conquête d’une opinion favorable, qui sont en cause dans la « radicalisation » de la grève.
Cette situation résulte également d’une absence de concertation nationale sur le système de rémunération des agents de l’Etat en vue de le rendre plus équitable, mais aussi de la dérive corporatiste qui s’est emparée du mouvement syndical enseignant.

Cette dérive corporatiste a favorisé un glissement pernicieux de la revendication historique du mouvement syndical autour du slogan « à travail égal, salaire égal », à une revendication petite bourgeoise d’intellectuels : « à diplôme égal, salaire égal » !

Ainsi pour cette petite bourgeoisie syndicalisée, la compétence et le mérite pour occuper une fonction ne se mesurent qu’à l’aune du diplôme !
Pour le P.I.T, cette idéologie égalitariste, dans le mouvement syndical enseignant, est objectivement devenue un grand danger à enrayer pour renforcer le mouvement syndical et pour sauver le Service public, notamment de l’Education.

A l’occasion de cette fête du 1er Mai 2019, il est du devoir des Centrales syndicales de reprendre en main leurs détachements dans le secteur public aux fins de remettre le travail décent et l’équité au centre des revendications et des luttes.

Les Centrales syndicales du Sénégal, étant à la tête des organisations syndicales des pays de l’Union Africaine et de la CEDEAO, gagneraient beaucoup à rénover le mouvement syndical sénégalais pour qu’il soit le fer de lance de la défense du monde du Travail qui sera mis à rude épreuve par l’avènement de la ZLEC et de la Monnaie Commune de la CEDEAO.

Vive le 1er Mai 2019 !
Vivent la paix et la solidarité des travailleurs et des peuples du monde entier !

Siège social à Khar Yalla Dakar – E.mail : pitsenegal@gmail.com

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