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Présidentielles 2024 : Le duel des anciens premiers ministres

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Des responsables de l’APR qui font montre d’ambitions présidentielles, ils sont les seuls à avoir occupé le poste de premier ministre. D’où l’intérêt que suscite leur  mano à mano dans cette course pour l’ultime marche  de l’échelle politique : La présidence de la république.

Même si les présidentielles relèvent plus du marathon que du sprint et que l’ordre d’arrivée est difficilement prévisible, on peut  d’ores et déjà affirmer que Mimi Touré a une bonne longueur d’avance sur Boun Abdallah Dionn.

En effet,  avec la suppression de la primature ce dernier a énormément perdu en terme de visibilité  et de lisibilité. 

On a du mal à cerner ses véritables fonctions : Premier ministre sans le titre ? Vice président ?

Une station professionnelle obscure qui lui a fait perdre beaucoup de son lustre.

Pendant qu’il se démène pour sortir de la pénombre, Mimi Touré est sous les projeteurs. Sous les lambris de la présidence du Conseil Economique Social et Environnemental, elle est la troisième personnalité de l’état.

D’autant que celui qui occupe la deuxième place  (le président de l’assemblée nationale) rattrapé  par l’âge  est peu enclin à  des revendications protocolaires et de préséance.

Mimi Touré  profite ainsi du vide laissé par Moustapha Niass en accompagnant souvent Macky Sall et profiter ainsi de l’éclat présidentiel.

Sur le plan personnel, la présidente du CESE l’emporte également  largement  sur le secrétaire Général de la présidence.

Comme  nombre de technocrates recrutés pour leurs compétences et qui sont obligés  de faire de la politique, Boun Abdallah Dionn a enfilé un costume qui n’est pas le sien.

Il n’est ni rhétoricien, ni tribun, encore moins meneur d’hommes.

Les seuls souvenirs qu’on garde de lui dans la  longue bataille  des présidentielles de 2019 sont sa prophétie (chuchotée par son homonyme ?) sur le nombre de candidats (5) qui seront validés par le conseil constitutionnel et ses talents de danseur. 

Pas de quoi convaincre les électeurs.

Mimi Touré par contre est une politicienne pur jus.

Produit de l’idéologie Communiste, de surcroit  d’une de ses branches les plus radicales (le trotskisme) , elle est d’une pugnacité et d’une combativité sans borne.

Elle est autant à l’aise dans les médias que sur le terrain.

Cependant tous les deux butent sur un même obstacle  qui peut être rédhibitoire en politique. 

Ils ne drainent pas de monde. On ne connaît à Boun Abdallah  Dionn aucune base digne de ce nom.

Quant à Mimi Touré sa condition de femme l’a beaucoup desservie dans ce monde Macho qu’est la politique. Sa défaite à Grand Yoff en 2014 et son rejet à Kaolack en témoignent.

Vouloir s’imposer dans ces conditions à la tête de l’APR et du pays relève du défi Herculéen pour les deux.  

Cependant, à l’image de ces centaines de Sénégalais qui seuls ou à la tête de partis ou de mouvements rêvent de devenir Khalife à la place du Khalife, il suffit d’ y croire et de se dire :

Si Macky y est arrivé…  

Serigne Mbacké Ndiaye

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