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Prix du carburant au Burkina : les gilets rouges vont-il reprendre le mouvement ?

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Avec l’annonce de son nouveau mécanisme trimestriel de fixation des prix, on pensait que le mouvement des «gilets rouges» allait s’estomper. Mais les protestations des Burkinabè contre la hausse des prix du carburant pourraient de plus belle. La mesure tout comme les négociations avec le gouvernement sont au point mort. Même l’audit des sociétés d’hydrocarbures, promis par le gouvernement semble incapable de retenir la rue.

Vers une nouvelle marée rouge humaine dans les rues de Ouagadougou? La perspective se précise à mesure que le gouvernement se montre intransigeant sur la réduction des prix du carburant, à l’origine d’un vaste mouvement dénommée les «gilets rouges». A la sortie d’un conclave de huit tours d’horloge avec le gouvernement, Chrysogone Zougmoré ne cache plus sa déception.

« Nous sortons, au niveau de la CCVC, insatisfaits de cette rencontre dans la mesure où le gouvernement n’a pas accédé au premier point, le point principal de notre plateforme revendicative qui est le retour des prix des hydrocarbures avant la décision gouvernementale du 8 novembre 2018», a fait savoir le président de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), celle-là même qui a été à l’origine de l’appel à la manifestation.

Pas de réduction des prix du carburant

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Malgré leur longueur, les négociations avec le gouvernement sont restées au point mort. La principale revendication des gilets rouges, le retour à la tarification initiale, semble être tombée dans une oreille gouvernementale sourde. Sans céder sur l’essentiel, l’Administration Kaboré propose à nouveau un audit approfondi des compagnies d’hydrocarbures et d’électricité afin de peser leur niveau réel de déficit. Ce qui laisse entendre que les prix du carburant, qui avaient déclenché le mouvement de protestation, ne sera pas réduit.

Les prochains jours pourraient être ceux de la mobilisation populaire. La CCVC n’excluait pas une reprise des marches de protestation si le gouvernement ne se penchait pas sur le cahier revendicatif qui avait été remis à Paul Kaba Thieba, le Premier ministre. Au vu de la détermination du mouvement à stopper ce que tout le monde considère comme une « spirale de la hausse» des produits de première nécessité, les pancartes et les tee-shirts rouge de la colère pourrait reprendre du service.

Pourtant, avec l’annonce d’un tableau trimestriel de fixation des prix du carburant, le gouvernement avait réussi à calmer la colère, temporairement seulement. Ce nouvel échec des négociations prend des allures d’allumette craquée au dessus du feu de la protestation. La rue pourrait à nouveau s’embraser.

Avec La Tribune Afrique

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