RUSSIE 2018: Le pari perdu de Macky Sall

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S’approcher du cercle lumineux afin de jouir de son éclat, faute de pouvoir générer son propre rayonnement est une stratégie somme toute assez banale dans la relation claire-obscure entre le pouvoir et l’équipe nationale de football, qui semble jouer le même rôle pour certains chefs d’état, que l’étoile polaire pour le globe -trotter: trouver le Nord.

En se rendant en Russie contre vents et marais pour deux semaines, Macky Sall, au delà du désir proclamé ourbi et orbi de soutien, n’avait qu’ un seul objectif, associer son image à celle des Lions de la Téranga. Il faut reconnaître d’ailleurs que le calcul était bon. Une coupe du monde, c’est l’endroit idéal pour se faire voir car pendant un mois, tous les regards, caméras et micros y sont braqués. C’est surtout une occasion extrêmement rare, surtout pour un pays Africain, d’avoir l’insigne honneur d’y participer. Pour le Sénégal, ce ne sera jamais que la deuxième fois, et la dernière remonte à 2002. C’est pour dire.

Quoi donc de plus naturel pour Macky Sall que de vouloir s’élever en symbole de ces moments de cohésion nationale, de relations fusionelles et d’entente cordiale, au delà des impondérables et des vicissitudes de la vie sociale et surtout politique, qui plus est, à quelques mois des élections présidentielles de 2019 ?

Voilà donc pourquoi il a décidé de lier son destin immédiat à celui des Lions, avec tout de même un risque bien reel. Voir sa courbe de popularité ne faire qu’une avec celle des joueurs, c’ est à dire tendre vers le firmament en cas de réussite ou plonger dans les abysses en cas de mauvaise campagne.

En se retrouvant unique représentant de l’Afrique après la sortie peu élogieuse des autres équipes du continent, le Sénégal devenait le point de mire et l’objet de curiosité de tous. Une position idéale, d’ autant que ses chances de passer en huitième de finale étaient réelles. Juste un nul face à la Colombie.

Ce que les uns et les autres n’ont pas intégré dans leurs savants calculs, c’est que la réalité du football est la même que celle de la politique: autant on ne se développe pas à coups de slogans genre « Un Sénégal pour tous, un Sénégal par tous », autant on ne devient pas champion du monde grâce à des offrandes ,fussent-elles des millers d’oeufs durs.

Aucune équipe de footbaal Africaine ne fera partie de l’ élite mondiale, comme aucun pays Africain ne fait partie des pays les plus développés du monde, malgré les énormes potentialités économiques et sportives dont le continent regorge.

On ne mérite pas de faire partie des meilleurs.

Après l’échec de la campagne Russe et en attendant celle de la coupe d’ Afrique des nations, Macky pourra toujours terminer son arène nationale et associer son image à celle de Bombardier ou de Balla Gaye.

Serigne Mbacké Ndiaye.

Une pensée sur “RUSSIE 2018: Le pari perdu de Macky Sall

  • 11 novembre 2018 à 8 h 21 min
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