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SIDY LAMINE NIASSE, LE SALMAN AL FARISI DE LA DÉMOCRATIE SÉNÉGALAISE, S’EST ÉTEINT

Sourate2 Verset 148 : « À chacun une orientation vers laquelle il se tourne. Rivalisez donc dans les bonnes œuvres. Où que vous soyez, Allah vous ramènera tous vers Lui, car Allah est, certes Omnipotent.»

1950-2018, 68 ans de vie intense sur terre, pleinement remplie parce que rythmée de soubresauts idéologiques, gênant souvent les partis au pouvoir du pays. De Senghor à Abdou Diouf, en passant par Abdoulaye Wade et Macky Sall.

Ce chiffre 68 est très symbolique. En effet, c’est pendant la grève de 68 qu’il fut repéré puis arrêté avant d’être déporté au camp de concentration de Kédougou, où y était déjà interné Mamadou Dia Mawdo, ancien président du Conseil.

SIDY, L’HOMME DU PEUPLE, COMBATTANT TOMBÉ LES ARMES À LA MAIN

Le Peuple sénégalais vient de perdre un de ses plus illustres et dignes défenseurs des droits des citoyens. Profondément touchés dans leur chair, en apprenant la nouvelle de la disparition d’un patriote bien particulier.

À la pointe du combat à chaque fois que les droits les plus élémentaires des citoyens étaient tronqués, Sidy était là avec son peuple à la tête du peloton. Désormais, les sénégalais seront à jamais et pour toujours, orphelins d’un gardien intrépide du temple, se distinguant par sa singularité dans ses positions patriotiques et citoyennes.

Des qualités humaines intrinsèques à travers lesquelles ses sympathisants et même ses détracteurs qui se relayaient à travers les médias et les places publiques, lui reconnaissaient.
Le Sénégal est le pays des contre-valeurs. Celles-ci sont institutionnellement érigées en règle, mettant en berne les valeurs, devenues exceptions.

Sidy Lamine Niass, par le biais de son support médiatique, Walfadjri, a réussi à faire découvrir plusieurs dignes et valeureux sénégalais, en les sortant de l’anonymat. Ceux-ci, auraient pu aider leur pays à se hisser au rang des pays avancés, tellement leurs compétences scientifiques, intellectuelles et morales sont mondialement avérées.

Ces bannis de société, auront, malheureusement, été jetés aux piloris par leurs dirigeants respectifs. Victimes, ils auront été, à cause de leur intrépidité, de leur vision claire des réalités, de leur ténacité, de leur charisme et enfin de leur esprit alerte à dire les choses telles qu’elles sont, telles qu’elles se présentent avec une objectivité qui dérange toujours certaines sangsues de la République.

Pour rien au monde, Sidy Lamine Niass qui portait fièrement en bandoulière, sa dignité et son sens de l’honneur, n’a jamais accepté de suivre aveuglément le roi et ses sujets dans la démagogie. Il n’a jamais accepté d’intervertir les justes données de la manière la plus vile et la plus sale, en essayant, par un laxisme débordant, de cacher la réalité et la vérité au peuple souverain.

MISSIONS TEMPORELLE ET SPIRITUELLE ACCOMPLIES

Sourate 3 Verset 116 : « Quant à ceux qui ne croient pas, ni leurs biens, ni leurs enfants ne pourront jamais leur servir contre la punition d’Allah. Et ce sont les gens du Feu, ils y demeureront éternellement ».

Au cours de ce mois béni du Mawlid Nabi, Sidy a été en pèlerinage à Tivaouane, puis à Léona Niassène. Fèz au Maroc, sera sa troisième étape auprès du Chaykhoul Chouyouki, Houtboul Awliyahi, seydatouna Cheikh (Rta).

Il s’envolera ensuite pour une avant dernière étape en guise d’au-revoir à la Mecque et Médine avant de le terminer enfin au bercail pour y rendre l’âme. Sidy était de ceux-là qui croyaient profondément et religieusement au slogan, « la patrie avant le parti, la famille, les clans, l’ethnie ou la confrérie ».

Slogan tapageur pour certains mais Ô ! Combien significatif et expressif ou idyllique même pour d’autres. Sidy était une sentinelle juchée du haut d’un mirador, veillant scrupuleusement aux dangers susceptibles de provenir de partout.

Intelligence ambulante, esprit vif et alerte, une belle diction illustrée par ses sorties médiatiques où sa voix captivante, accrocheuse qui ferrait facilement les téléspectateurs et auditeurs qui aimaient l’écouter religieusement au cours de ses nombreuses sorties médiatiques.

Sidy était du genre de patriotes bien particuliers. Il ne ménageait aucun effort pour défendre ses compatriotes. Il portait fièrement l’appellation de « la voix des sans voix ». Elle s’est tue à jamais, cette voix que l’on percevait toujours de loin ou de près, toujours au chevet des faibles que les plus forts malmenaient sans humanisme.

Quelle tristesse, quelle anxiété, quel vide pour ceux-là, les exclus de la société qui comme une redondance qui surgit sans discontinuer sur les lèvres : « WOOY FUÑUKEY JËLEETI » autrement dit : « Notre défenseur est parti, qui viendra à notre rescousse ? ».

Sa parfaite bonne lecture de la géopolitique mondiale, de la vie politique, sociale et sociologique de son cher pays, le Sénégal, faisait de lui, le porte-étendard incontesté dans la défense des faibles, des peuples opprimés, la Palestine qui a mis son drapeau en berne. Soldat intrépide, qui savait surtout combattre l’injustice, la démagogie et le manque de courage politique. Tout le peuple sénégalais est, aujourd’hui inquiet et s’obstine toujours à refuser de croire à la sentence divine, tant la surprise aura été grande et continue de peser psychologiquement sur eux. Malgré ses épaules frêles, son regard hagard qui donnait l’impression de quelqu’un absent des réalités.

Derrière cette fausse impression, se cachait une bonne dose de patriotisme et de courage, chez cet homme qui savait porter les combats, quelque puissiez être leur degré d’insipidité et au prix de sa vie.

L’exemple le plus vivace et le plus concret, fortement médiatisé, aura été sa position courageuse en enfreignant l’arrêté Ousmane Ngom, ancien ministre de l’Intérieur sous Wade, le 19 mars 2011. Cet Arrêté, qui interdisait les marches ou manifestations dans certaines artères de la capitale, dont la place de l’Indépendance.

Sa déclaration qui s’adressait aux autorités du pays, retentira pour toujours dans les esprits des sénégalais. « Un pays sans foi, ni loi, la voie des honnêtes citoyens c’est vers la prison ».

Comme un visionnaire, quand, au lendemain de la prestation de serment du président Macky Sall, le 26 mars 2012, il prodiguait des conseils à l’attention du nouvel élu. L’histoire lui aura finalement donné raison. Le parti avant la patrie, la forte présence des français dans notre espace économique, le respect scrupuleux de la Constitution sur la réduction du mandat de 7 à 5 ans, entre autres… Pour marquer sa solidarité avec son peuple, Sidy avait émis le vœu de ne pas être enterré dans une zawiya. Son vœu ultime sera orienté aux cimetières de Yoff, auprès des sénégalais lambdas, pour lesquels il aura tout donné et tout obtenu en notoriété.

Seulement, la terre de Seydina Al Mahdiyou Lahi, notre chère presqu’île du Cap-Vert, a toujours eu pour missions principales de bien accueillir, d’ennoblir avant d’enrichir ses hôtes, quelque puissent être leurs origines. Tant que ces derniers s’engageront à être les garants et apôtres de la paix et du respect des principes édictés depuis des siècles par nos ancêtres.

Mais aussi, tant qu’ils participeront au rayonnement de ce terroir, ils bénéficieront de sa baraka infinie avec laquelle, ils pourront faire bénéficier à leurs terroirs ou contrées d’origine. La seule garantie d’Al Mahdi, c’est de leur procurer énormément de richesse et leur garantir la paix sans laquelle, ils ne pourront jamais assouvir leur soif du gain.

Libres à leurs proches ou parents, à leur mort, de retourner leurs restes dans leurs contrées d’origine ou dans leurs zones confrériques pour y être enterrés. Je salue, la grandeur d’esprit et d’âme de maître Cheikh Mouhamadoul Hafiz Niass, l’ainé de la famille du défunt. Il aura agi en responsable en respectant une orthodoxie familiale qui prime sur tout. Il aura finalement accepté que Léona Niassène soit la dernière demeure de son père.

Merci, une fois de plus Maître d’avoir accepté de tronquer votre robe d’avocat en ta qualité de membre du barreau de Paris, au nom de l’unité familiale. Que Dieu, par la Grâce de Seydina Mohamed (Psl) et par la sagesse de vos illustres descendants, continue à affaiblir Satan, pour que triomphe la paix et l’union autour de votre illustre père hadji Ahmeth Khalifa Niass.

Longue vie à vous tous. Et que le Paradis soit la demeure éternelle de Notre Sidy National ! Ameen.

L’empereur Napoléon Ier aura son Waterloo en 1815 qui s’est achevée par sa défaite, mais Sidy aura son Paoskoto ou son Pathé Badiane qui s’est achevée par ses nombreuses victoires sur les différents régimes en place de 1960 à nos jours.

Toujours à la pointe du combat, armé d’un glaive dont il s’est toujours servi pour trancher les cœurs et les têtes des esprits malveillants de la République. Ceux-là, qui continuent à s’arcbouter indignement sur des systèmes antidémocratiques, calqués sur les méthodes sournoises, barbares et sauvages du «prince des téèbres », Jacques Foccart et longtemps établis dans ce pays, se dressant inexorablement contre la marche progressive de la démocratie sénégalaise à partir de l’éveil des consciences des citoyens.

Par l’adjudant en retraite Ndiapaly GUEYE, secrétaire général du Front pour l’Ouverture, l’Unité et la Défense de laRépublique (FOUDR), ancien présentateur de l’émission radiophonique « Armée-Nation » à la RTS, diplômé de la Defense Language Institute (DLI) et de la Defense Information School (DINFOS) aux Etats-Unis d’Amérique, Journaliste-Spécialiste en Relations publiques.
Email : ndiapalygueye@yahoo.fr Cellph : (00221) 775712295 ou (00221) 706422098

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