Soupçon de corruption et de Blanchiment d’argent : La chute de la Dynastie Diack

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A l’image de Karim Wade et de Aliou Sall, Pape Massata Diack était au cœur du pouvoir lorsque son père était le patron de la toute puissante Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme entre 1999 et 2015. Il était en effet le conseiller chargé du dossier des droits marketing  de l’IAAF.

Deux  postes stratégiques qui auraient  permis aux Diack de plonger jusqu’au cou dans un vaste réseau de corruption dont l’ampleur échappe encore aux enquêteurs.

Le journal l’Obs est largement revenu sur la saga de la famille Diack… De sa splendeur à la chute mortelle.

Déjà entendu  et inculpé ce mardi 5 novembre 2019 par le doyen des juges d’instruction suite à une commission rogatoire de la justice Française,  Massata Diack  fera de nouveau face à Samba Fall ce mercredi  pour une audition au fond.

Pour ne pas avoir à le livrer à la  France qui avait lancé  contre lui un mandat d’arrêt international, la justice Sénégalaise avait ouvert un même dossier que celui qui est en cours dans l’Hexagone : Blanchiment d’argent en bande organisée, corruption active et complicité de corruption passive.

Des accusations que le patron de la société de marketing Pamodzi nie en bloc.

Tout démarra en novembre 2015 lorsque son père Lamine Diack  est mis en examen  pour corruption passive et blanchiment d’argent aggravé. Suspendu du Comité International Olympique, il démissionne le 11 novembre de la même année de son poste de président  de l ‘ IAAF.  

Des révélations sur le  choix  de  Qatar pour l’organisation des championnats du  monde d’athlétisme 2019 n’arrangeront pas les choses.

En effet, les autorités Qatari auraient acheté de nombreux votes par le biais de son fils Massata Diack.

Qui plus est, le journal Français Le Monde révèle que  les Russes ont acheté leur participation aux Mondiaux 2013 de Sotchi à  3,5 millions de Dollars versés en octobre et novembre 2011 à Massata.

En effet  d’après une enquête du fisc Américain, Lamine Diack et son fils auraient  promis de couvrir les athlètes Russes   ciblés pour dopage moyennant les 3,5 millions de dollars réclamés directement ou indirectement aux athlètes.

C’est fort de toutes ces révélations que le parquet national financier de Paris a  demandé en mai 2019 que le père et le fils soient traduits devant le juge.

Leur procès se tiendra le 13 janvier 2020 à Paris.

En toute logique, seul Lamine Diack (qui se trouve en France) fera face au juge, son fils qui est actuellement au Sénégal sera jugé par contumace, puisque le Sénégal refuse de l’extrader.

Ce qui ne signifie pas qu’il échappe à la justice.

Si les faits qui lui sont reprochés sont qualifiables, son procès se tiendra dans son pays.

Nhnews

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